Droit de réponse à l’article du 17 juin 2015 “Etes vous au fait de la nouvelle organisation territoriale de la République ? Notre Sénateur lui l’est.”

Autre
Par Autre juin 24, 2015 12:48

Droit de réponse à l’article du 17 juin 2015  “Etes vous au fait de la nouvelle organisation territoriale de la République ? Notre Sénateur lui l’est.”

Le 17 juin dernier, SXMinfo publiait un article intitulé Etes-vous au fait de la nouvelle organisation territoriale de la République ? Notre sénateur lui l’est.” L’auteur mettant en cause mon travail parlementaire et au vu du trop grand nombre de contre-vérités qu’il affirme, je fais valoir ici mon droit de réponse.

Une première contre-vérité concerne l’organisation de mon équipe parlementaire. Il est dit en effet que j’ai fait le choix de n’avoir à mes côtés qu’une seule collaboratrice parlementaire. Or, en réalité, mon équipe se compose actuellement de deux collaboratrices et le recrutement d’un troisième collaborateur est actuellement en cours. Cette information était de surcroît parfaitement vérifiable par un simple appel à mon bureau. Je m’étonne donc que l’auteur de cet article n’ait pas fait preuve de la rigueur journalistique élémentaire en vérifiant préalablement ce qu’il s’apprêtait à affirmer.

D’ailleurs, l’auteur fait référence à ma « déclaration de patrimoine rendue publique », je suppose que c’est de ma déclaration d’intérêts et d’activités qu’il s’agit, car les déclarations de patrimoines ne concernent en aucun cas les collaborateurs parlementaires et ne sont pas publiques, elles sont uniquement consultables sur place à la Préfecture. C’est, là encore, un manque de rigueur.

D’autre part, le choix de ma collaboratrice Leslie Rival est remis en cause de manière à peine voilée. Bien que je n’aie pas à justifier mon choix, l’ironie et la partialité de l’information employées par l’auteur de l’article m’amènent à éclairer le lecteur.

Leslie Rival a surtout été la collaboratrice parlementaire de Claude Lise, alors Président du Conseil général et sénateur de la Martinique, puis de Jacques Cornano, sénateur-maire de Saint-Louis de Marie-Galante, tous deux Sénateurs de gauche qui me l’ont recommandée avec bienveillance. Elle est, par ailleurs, avocat de formation et enseignant-chercheur à l’Université de la Sorbonne. Ainsi, lorsque l’auteur de l’article évoque une collaboration avec Louis-Constant Fleming, l’honnêteté et la précision d’un journaliste sérieux voudrait qu’il soit évoqué, si tant est que cette information soit d’une quelconque importance, qu’il s’agissait d’une première expérience au Sénat en 2008 qui a duré moins de trois mois, avant qu’elle ne présente sa démission pour rejoindre l’équipe parlementaire du Sénateur Claude Lise.

Pour ce qui est de l’amendement du Président du groupe RDSE du Sénat que j’ai cosigné, l’accusation qui m’est faite m’oblige à plusieurs observations.

Tout d’abord, même si cet amendement avait été adopté, il n’aurait pas eu de conséquence systématique sur le Conseil économique, social et culturel de Saint-Martin. Ce dernier étant prévu par une loi organique (n°2007-223 du 21 février 2007), il ne peut être modifié ou supprimé par une loi ordinaire. Je rappelle donc à l’auteur de l’article le principe élémentaire de la hiérarchie des normes en droit français. De surcroît, ce qui pourrait valoir dans le contexte institutionnel métropolitain ne vaudrait pas nécessairement pour la situation particulière de Saint-Martin. En l’absence de toute autre assemblée en dehors du conseil territorial, il est improbable que la suppression du CESC aurait pu être envisagée. L’auteur aurait pu aisément parvenir à cette conclusion par une analyse plus approfondie ou éclairée.

J’ajoute également que cet amendement constituait en réalité ce que l’on appelle dans le jargon parlementaire un « amendement d’appel », purement et simplement destiné à susciter un débat en séance public. A ce titre, il n’avait pas vocation à être adopté. Cosigner un amendement est de plus une démarche visant à soutenir une initiative. En l’occurrence, cet amendement étant sans conséquence sur Saint-Martin, c’est en conscience que je me suis associé à la démarche du Président Jacques Mézard.

Enfin, l’article remet en cause ma communication sur mon travail au Sénat. Je préciserai simplement que, non seulement toutes mes interventions sont présentes sur le site du Sénat et que mon activité fait l’objet de communiqués de presse réguliers mais aussi que je me tiens, de même que mes collaborateurs, à la disposition de la presse et des saint-martinois pour toute information sur mes activités parlementaires.

Guillaume Arnell


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Par Autre juin 24, 2015 12:48