Visite de la Ministre George Pau-Langevin – Discours Mme Jeanne Vanterpool, présidente de l’Office de Tourisme

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Par Office de Tourisme octobre 27, 2014 09:59

Visite de la Ministre George Pau-Langevin – Discours Mme Jeanne Vanterpool, présidente de l’Office de Tourisme

Discours de Madame Jeanne Rogers-Vanterpool prononcé lors de la visite de Madame George Pau-Langevin le 26 octobre 2014 à Saint-Martin consécutivement au passage de l’ouragan Gonzalo.


Madame Jeanne Rogers-Vanterpool, Présidente de l'Office de Tourisme de Saint-Martin

Madame Jeanne Rogers-Vanterpool, Présidente de l’Office de Tourisme de Saint-Martin

“Mesdames et messieurs, le protocole ayant été établi,

Permettez-moi tout d’abord de remercier le gouvernement français et plus particulièrement votre ministère, madame la Ministre, pour avoir pris le temps de venir à Saint-Martin et St Barthélemy, mesurer par vous même l’ampleur des dégâts que nous avons subis.

Si Saint-Martin paraît s’être rapidement remis des dégâts causés par le cyclone Gonzalo – eu égard aux efforts considérables de nettoyage engagés par la Collectivité de Saint-Martin et l’ensemble des habitants du territoire – ce n’est malheureusement qu’une apparence.

Car en réalité, les stigmates du passage de l’ouragan Gonzalo sont réels et bien plus profonds qu’il n’y paraît.

A un mois de la haute saison, les infrastructures touristiques situées sur le littoral ont été fortement touchées, pour ne pas dire complètement détruites pour nombre d’entre elles.

Pour dresser un bilan non exhaustif des dégâts, nous pouvons dire que la majorité des hôtels ont subi des dommages, plus ou moins importants selon leur localisation.

Pour ne citer que les plus impactés, le Beach Plaza à Marigot, le Grand Case Beach Club à Grand Case, le Mercure sur la baie Nettlé, l’Esméralda sur la baie Orientale ou encore la Samanna aux Terres-Basses, doivent faire face à des travaux de réhabilitation pur pouvoir être opérationnels pour la saison touristique.

Le Secteur de la restauration de plage a également été fortement impacté par Gonzalo. Comme vous avez pu le voir ce matin, de nombreux restaurants de la Baie Orientale, le Friar’s Bay beach café à Friar’s Bay, des établissements de Grand Case, de la baie Nettlé ou du Front de mer de Marigot, ont subi de plein fouet le cyclone qui a tout emporté sur son passage.

Il en est de même pour nos sites touristiques, à l’instar de la Lottery Farm au cœur du Pic Paradis, de la Ferme aux papillons au Galion, ou du sentier de la mangrove à Cul de Sac

Autrement dit, l’ensemble du territoire a été touché, les structures légères n’ont pas tenu le choc, de même que le sable qui fait la renommé de nos plages a été balayé par l’ouragan, modifiant parfois l’ergonomie même de nos plages touristiques.

Vous l’avez vu par vous même ce matin, le secteur du nautisme a été gravement touché, c’est certainement le secteur qui a subi les pertes les plus importantes.

Presque toutes les bases nautiques ont subi des dommages sur leurs structures de plage et sur le matériel de location qu’il faudra remplacer avant le début de la saison.

A Saint-Martin, l’association des Métiers de la Mer « Métimer » estime à une centaine le nombre de bateaux détruits par le passage de Gonzalo. Le coût des dégâts pour le secteur s’élèverait à 10 millions d’euros selon les premières estimations de Métimer.

Même la SNSM a perdu sa vedette en tentant de porter secours à un couple et son bébé de 10 mois restés sur leur voilier dans la baie de Marigot malgré le cyclone.

D’ailleurs, les bateaux au mouillage dans cette baie n’ont pas résisté et beaucoup se sont échoués sur les rochers.

Dans la marina Fort Louis, ce sont une dizaine de bateaux qui ont coulé au plus fort du phénomène, beaucoup d’autres ont été endommagés.

Les sociétés de location de bateaux ont subi de gros dommages, je pense aux propriétaires du Winner Touch, un catamaran de tourisme bien connu à Saint-Martin, qui ont perdu leur bateau.

A Cul de Sac, plus de 70% des embarcations ont été abîmées ou coulées. A Oyster Pond les dégâts aussi sont considérables.

Beaucoup cherchent désormais à sauver leur bateau, qui représente leur lieu de vie ou leur outil de travail, mais les chantiers navals sont saturés et de nombreux bateaux restent encore échoués sur notre littoral.

Aujourd’hui, l’urgence consiste à apporter une aide à ces personnes, en aménageant des espaces organisés, avec l’eau et l’électricité.

Il est aussi nécessaire que des barges puissent remorquer les épaves avant la haute saison, afin de sauver ce qui peut l’être et de remettre le littoral en état.

Cet état des lieux permet de mieux comprendre la force dévastatrice de ce cyclone de catégorie 1 et la vive émotion ressentie par ceux qui ont été directement impactés et qui ont souvent tout perdu.

Car si ce phénomène a été sous-estimé par de nombreux plaisanciers, il n’a épargné personne.

Tous les secteurs de notre économie touristique ont été ébranlés. Je n’oublie pas l’aéroport de Grand Case où 6 jets privés ont été endommagés par l’ouragan.

Voilà, madame la Ministre, l’état réel de notre territoire après le passage de Gonzalo et le diagnostic que nous pouvons faire sur le secteur du tourisme.

L’état de catastrophe naturelle est très attendu, car il va permettre à tous ceux qui avaient souscrit une assurance d’être remboursés rapidement et de recommencer leur activité pour la nouvelle saison. Le secteur attend aussi une aide du gouvernement pour pouvoir se reconstruire et accueillir dans les meilleures conditions possibles les touristes pour la haute saison.

Je vous remercie.

Jeanne Rogers-Vanterpool, Présidente de l’Office de Tourisme”

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