WikiLeaks : nouvelle arrestation aux Pays-Bas, mobilisation pro-Assange

F. LETUVEE
Par F. LETUVEE décembre 12, 2010 07:22

WikiLeaks : nouvelle arrestation aux Pays-Bas, mobilisation pro-Assange

Un jeune de 19 ans a été interpellé samedi pour avoir participé à une attaque informatique contre le site du parquet néerlandais. Pendant ce temps, les supporters du fondateur de WikiLeaks ont manifesté en Europe et Amérique latine pour sa libération.

Tandis que le fondateur du site WikiLeaks, Julian Assange, incarcéré depuis mardi dans une prison londonienne sur des accusations de viol, prépare sa défense afin d'échapper à une extradition vers la Suède, qui veut l'entendre dans cette affaire (les avocats de Julian Assange, qui doit comparaître mardi, craignent qu'une fois en Suède, il ne soit extradé aux Etats-Unis, où il est devenu l'ennemi public n°1), des partisans de l'Australien de 39 ans se mobilisaient samedi en Europe et en Amérique latine pour obtenir sa libération. Ainsi le site en espagnol Free Wikileaks a appelé à des manifestations de soutien à Julian Assange en publiant un manifeste "Pour la liberté, dis non au terrorisme d'Etat" qui réclame "la remise en liberté de Julian Assange au Royaume-Uni". Il conviait les partisans d'Assange à se rassembler samedi, notamment devant des représentations diplomatiques britanniques et suédoises, dans huit villes espagnoles, dont Madrid et Barcelone, ainsi qu'à Buenos Aires, Mexico, Sao Paulo, Bogota et Lima. A Amsterdam, 75 personnes ont manifesté samedi dans le centre-ville, selon la police, à l'appel du Parti des pirates informatiques néerlandais "pour la protection de la liberté de la presse". Au Pérou, une douzaine de partisans d'Assange se sont réunis dans le calme devant l'ambassade britannique.

Dans le même temps, les journaux associés à Wikileaks ont poursuivi la publication de documents confidentiels américains, entamée le 28 novembre. Depuis cette date, près de 1.300 câbles diplomatiques (sur 250.000) ont été rendus publics. Samedi, le New York Times a notamment reproduit le contenu d'un câble de 2002 dans lequel des diplomates américains s'inquiétaient de ce qu'ils considéraient comme des vestiges de "sentiments antisémites" au sein de la hiérarchie du Vatican. Le même jour, le président américain Barack Obama dénonçait comme des "actes déplorables" les divulgations de documents par WikiLeaks lors d'entretiens avec son homologue mexicain Felipe Calderon et le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan.

Les partisans de WikiLeaks changent de tactique

Un homme de 19 ans a été interpellé samedi à Hoogezand-Sappemeer (nord-est des Pays-Bas) pour avoir participé à une attaque informatique contre le site internet du parquet néerlandais vendredi matin, a annoncé le parquet néerlandais. Cette attaque par déni de services avait été revendiquée vendredi sur le site de socialisation Twitter par un groupe anonyme, sous le nom d'utilisateur "AnonTarget", qui affirmait l'avoir menée "en réponse à l'arrestation d'un militant de 16 ans" partisan de WikiLeaks. Interpellé dans la nuit de mercredi à jeudi à La Haye, l'adolescent avait avoué avoir participé à des cyber-attaques, en guise de soutien à WikiLeaks, contre des sites de cartes de crédit (lire notre article Cyber-attaques pro-WikiLeaks : un adolescent arrêté aux Pays-Bas).

Des cyber-pirates ont multiplié depuis mercredi les attaques contre les entreprises qui privent WikiLeaks d'accès à des moyens financiers. Un groupe de cybermilitants soutenant WikiLeaks a renoncé à mener des attaques informatiques contre les sociétés qui s'en prennent au site et opté pour une nouvelle tactique : diffuser le plus largement possible les documents confidentiels que WikiLeaks s'est procurés. Le réseau "Anonymous" a notamment réussi à bloquer cette semaine les sites de Mastercard, Visa et le blog de PayPal, qui ont cessé de transférer les dons à WikiLeaks depuis que le site a commencé à mettre en ligne 250.000 mémos diplomatiques confidentiels du département d'Etat américain. Dans un message diffusé dans la nuit sur son blog, le groupe de cybermilitants constate toutefois que son attaque contre Amazon, qui n'héberge plus WikiLeaks depuis une dizaine de jours, n'a guère produit d'effet. "Au mieux, on lui a poché un oeil. Les règles ont changé. Quand les règles changent, nos stratégies doivent changer aussi", explique "Anonymous". Les militants encouragent leurs soutiens à passer en revue les memos dévoilés par le site WikiLeaks, à diffuser des résumés de ceux qui ont été les moins exposés et à les étiqueter de manière à brouiller les traces et éviter que toute autorité ne cherche à les supprimer. "Utiliser des 'tags' trompeurs, comme 'Tea Party' ou 'Bieber'", recommande encore le groupe.

Source LCI/TF1

 

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