Notre Jeunesse, cet avenir incertain…

Charli ETCHEGOYEN
Par Charli ETCHEGOYEN 7 Fév 2012 04:00

Notre Jeunesse, cet avenir incertain…

Il n’y a pas de futur pour une société qui ne s’occupe pas de ses enfants. Cela devrait être une des priorités fondamentales des parents, éducateurs, politiques et autres acteurs de la vie sociale. On dirait que le monde ne fonctionne uniquement que pour les adultes, tout ce qui est constitué, organisé, ne l’est que pour en préserver leurs institutions et leurs acquis. Rien n’est fait pour les jeunes en tant que tel, alors qu’ils sont les futurs gérants de notre planète. Ils sont obligés de suivre les préceptes que notre société a mis en place. On ne leur demande pas ce qu’ils pensent du futur, bien au contraire, ils sont formés depuis leur plus tendre enfance à fonctionner dans le carcan des règles établies. C’est à dire dans une compétition permanente, afin que seul une élite arrive à trouver une place dans ce même monde virtuel, qu’ils n’ont pas vraiment choisi. S’il y a un espoir pour un meilleur avenir, il devrait impérativement passer par l’écoute, la compréhension et un dialogue avec eux, car ils possèdent les concepts et les idées des changements de demain. Leur avenir devrait être notre raison de vivre.

L’éducation est devenue de plus en plus sectaire et a tendance a cloisonner les études, a l’image de l’ensemble de la planète, qui mets des frontières partout ; entre les pays, entre les riches et pauvres, entre les classes sociale, etc. Il en découle un décalage de plus en plus important d’une génération à l’autre. Une majorité des parents deviennent démissionnaires, face aux difficultés qu’ils ont à gérer leurs enfants, qui revendiquent leur appartenance à leur tranche d’age. C’est leur façon de s’auto protéger contre un monde qui ne les intéresse pas forcement, sinon qu’a de faux semblant de libertés, qu’ils leur sont proposées par les multimédias actuel. Ceux qui ne marchent pas dans les règles, finissent par se confronter aux forces de l’ordre, et deviennent marginaux, c’est la porte ouverte a la petite et grande délinquance. Une partie va entreprendre des études, car issus de milieux privilégiés, ou de parents qui font le forcing en essayant de maintenir certain précepte d’éducation. D’autres classes sociales moins bien loties, se débrouillant avec les moyens du bord, ont bien du mal a envoyer leur progéniture dans des cycles universitaires, ce qui leur permettrait de trouver un travail, et une position sociale, sans d’autres choix que de marcher dans le monde tel qu’il est.

Une autre cause de ce laxisme, est l’absence totale d’éducation morale, car aujourd’hui, les nouveaux précepteurs sont les médias, la télévision, l’Internet, et la productions des films ; autant de models aussi diversifiés que mauvais exemples, totalement dépourvus de sens moral. D’autre part, les parents n’ont pas appris à être parents. C’est le constat de notre actuelle évolution, on enseigne avec des oeuillères, des études très poussées dans des cloisonnements spécifiques, dépourvus de l’apprentissage de base multi culturel, indispensable à une éducation équilibrée. L’ensemble des pouvoirs, et la masse du monde, fonctionnent sur ses propres acquis, ne voulant pas risquer de léguer a cette jeunesse débordante, le pouvoir d’un éventuel changement. ils ne s’intéressent qu’a ceux qui fournissent du travail, et donc des profits, et délaissent ceux qui ne suivent pas, un secteur, qui ne rapporte rien, si ce n’est de l’embauche au niveau de la répression, police, agent de sécurité, équipement de surveillance, centre de détention, voir répression armée. C’est la porte ouverte à la délinquance, et aux conflits de toutes envergures.

Pourtant il serait, non pas facile, mais tellement plus satisfaisant de travailler avec cette force incroyable qu’est la jeunesse. Avec du respect, et de la volonté, on pourrait dévier la tendance, en les aiguillant et en les intégrant progressivement aux prise en charge de nos règles de vie. Il faut bien évidement commencer par l’éducation, celle des parents et des éducateurs, il y a encore peu de temps, on nous enseignait le civisme a l’école. Il serait important de comprendre le sens fondamental de la transmission, alors, oui la société se transformerait progressivement vers une acceptation de tout un chacun, quelque soit l’age, le milieu sociale ou la couleur de peau qui nous caractérise.

Mais on a plutôt l’impression, que seulement les « bons » éléments, ceux qui suivent sans se poser de questions, sont choisis pour accéder aux privilèges d’obtenir un travail et une position sociale, les autres sont laissés pour compte, à la dérive, à la merci des vices, des drogues, et en général de la déchéance. Rare sont ceux que l’on va aider à s’en sortir, la compétition étant totalement élitique.

Il faudrait au contraire, prôner l’avènement de l’individu, a tour de rôle, célébrer comme des anniversaires, telle ou telle autre personne, ou des groupes, de façon a leur redonner la confiance. Cela ne peut se faire qu’avec des éducateurs ayant de sérieuses notions pédagogiques, et doté d’un bon moral, puis intégrer des équipes d’éléments sur le terrain, qui se prêteraient à la démarche. Dans toute communauté; de quartier, d’une même famille, de groupe scolaire ou d’amis, on retrouve toujours tous les composants d’une société en miniature. Le rôle des éducateurs serait, au travers d’un repérage, sélectionner et travailler avec les leaders en quelque sorte, et donner un certain nombre de rôles essentiels a la constitution de groupe de tête, qui comme des locomotives, entraîneraient avec elles la masses des laisser pour comptes.

Alors on pourrait reconstruire une société basée sur les valeurs de l’individu plutôt que sur celle des biens matériels.

Charli

février 2012

Charli ETCHEGOYEN
Par Charli ETCHEGOYEN 7 Fév 2012 04:00