Affaire DSK : le chef de la police de New-York a-t-il des liens avec Sarkozy ?

F. LETUVEE
Par F. LETUVEE 8 Juin 2011 12:44

Affaire DSK : le chef de la police de New-York a-t-il des liens avec Sarkozy ?

Raymond W. Kelly et le président de la République française Nicolas Sarkozy se connaissent bien, affirme un journaliste américain. De quoi nourrir de nouvelles spéculations.

Nicolas Sarkozy entretiendrait des liens amicaux avec le chef de la police de New-York, noués à l'époque où il était ministre de l'Intérieur (photo archives AFP)

Connaissez-vous Ray Kelly ? Sans doute pas. Le président de la République Nicolas Sarkozy, lui, le connaît bien, si l’on veut en croire le journaliste américain Len Levitt qui en fait état sur le site internet du Huffington Post. L’homme occupe rien moins que les fonctions de patron du New York Police Department (NYPD), service dont les équipes enquêtent dans le cadre de l‘affaire Strauss-Kahn.

Kelly, francophile convaincu, aurait effectué de nombreux voyages dans l’Hexagone, notamment au siège d’Interpol à Lyon, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Il aurait été mis en contact avec le chef de l’Etat par Alain Bauer, criminologue, spécialiste de la sécurité devenu célèbre il y a quelques années pour avoir tenu les fonctions de grand maître national du Grand Orient. Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, lui a décerné la Légion d’honneur. Raymond W. Kelly était également présent il y a quelques mois, rapporte Len Levitt, spécialiste du NYPD, lors de la remise de cette même Légion d’honneur à Alain Bauer.

Y a-t-il matière à alimenter la théorie du complot ? Sans doute pas tel quel. Len Levitt, repris notamment par l’Express, s’interroge sur le traitement médiatique infligé à Dominique Strauss-Kahn. il s’interroge ainsi sur le peu d’entrain que mettrait Ray Kelly à rechercher et éventuellement à sanctionner les fuites d’informations au sein de la police de New-York, qui ont été extrêmement préjudiciables à Dominique Strauss-Kahn. Une attitude qui contrasterait, toujours selon le journaliste, avec l’intransigeance dont il a fait preuve sur ce même point lors d’une précédente affaire : le viol et le meurtre d’Imette St. Guillen.

De là à crier à la complaisance, voire à la connivence, il y a un pas que personne ne saute officiellement, les médias – à l’instar du Nouvel Observateur, ne donnant que matière à faire chauffer les neurones. Ce que ne manqueront pas de faire tous ceux qui pensent que DSK s’est fait piéger et/ou qu’il fait l’objet d’un lynchage médiatique injustifié…

La défense de DSK réclame la transmission des preuves

Selon LePoint.fr, Dominique Strauss-Kahn et ses avocats ont également mis un veto sur la communication de données sensibles contenues dans ses téléphones et son iPad

Les avocats de Dominique Strauss-Kahn, ont demandé au bureau du procureur la communication des éléments en leur possession, preuves et documents étayant l’accusation, rapporte LePoint.fr :  les résultats des tests ADN, la liste des témoins, toutes les preuves matérielles de type bagage ou vêtements, tous les documents, messages, photos, vidéos saisies à l’hôtel, mais aussi au restaurant dans lequel il avait déjeuné avec sa fille avant de se diriger vers l’aéroport, où il a été arrêté par la police. Une demande avalisée lundi par le juge Michael Obus, du tribunal de New-York.

Cette démarche légale va permettre à la défense de structurer son stratégie. Elle lui permettra également de prendre connaissance d’éventuelles autres enquêtes impliquant Dominique Strauss-Kahn, pour lesquelles l’ex-directeur du FMI n’est pas pour l’heure inculpé. Lors de la première audience devant décider de la mise en détention de DSK, le 16 mai dernier, l’accusation avait évoqué “d’autres faits similaires” à “au moins une reprise”.

Les juristes mettent également en place des contre-feux juridiques préventifs, demandant instamment à ce que tous les messages envoyés sur les téléphones et iPad de DSK après son arrestation ne soient pas lus ni écoutés, invoquant le fait qu’ils peuvent contenir des informations “sensibles et confidentielles” qui ne devraient pas être accessibles à l’accusation.

Source SudOuest.fr / Le Point

F. LETUVEE
Par F. LETUVEE 8 Juin 2011 12:44