[28ème marathon : Angel Fire Adventure Marathon] David redor : Le Nouveau Mexique c’est magnifique mais impitoyable !

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Par Autre juillet 3, 2016 18:46

[28ème marathon : Angel Fire Adventure Marathon]  David redor : Le Nouveau Mexique c’est magnifique mais impitoyable !


Après six jours à Saint Martin, une nuit à Miami suite à un retard, deux heures de décalage horaire, plus de 3 heures de voiture, me voilà enfin arrivé à Angel Fire au in fond du Nouveau Mexique.

J’ai traversé des paysages hallucinants pour arriver à la petite station de ski d’Angel Fire où a lieu mon 28ème marathon, le « Angel Fire Adventure Marathon » où je retire mon dossard pour la course de demain. L’accueil des membres de l’organisation est très sympathique. Quand ils me demandent si j’ai déjà couru à cette altitude,je leur réponds oui (affaire à suivre).

Je discute un peu avec eu, puis je me rends à ma location car je suis épuisé. Après un accueil là aussi chaleureux de mon hôte et un bon repas, je m’endors vers les 20h30 d’un sommeil de plomb. Le réveil sonne à 5h00 et inutile de vous dire que j’aurais bien fait la grasse matinée. Comme tous les matins avant une course, je prends trois sachets de mon supplément alimentaire Immun’Âge® quelques minutes avant mon petit déjeuner. Ce produit m’aide à rester alerte pendant mes courses. Il m’aide également à combattre le stress physiologique généré pendant un marathon... . Aujourd’hui, nouvelles chaussures et nouvelles tenues de course car j’accueille un nouveau sponsor : Le Mc Donald’s Avignon . Un grand merci à Gilles Dufour pour sa contribution à mon défi de 52 marathons en un an dans 50 états américains.

Le départ se situe à 38 kilomètres de ma résidence. Je m’y rends en voiture et y arrive à 6h15. Nous devons nous garer à un kilomètre de la ligne de départ vers laquelle nous nous rendons donc à pied. . Nous ne sommes pas nombreux au départ du marathon, une soixantaine environ.

Après l’hymne national chanté a cappella, le départ est donné à 6h45. Dès le début de course, je trouve le rythme très léger et je me retrouve aux avant-postes rapidement mais très vite je m’essouffle, j’ai du mal à bien respirer et je me sens oppressé.

J’ai pourtant déjà couru à plusieurs reprises à cette altitude cette année et tout s’était réglé en 5 kilomètres, mais pas là. J’arrive malgré tout au 5ème km en 30 minutes, mais rien ne se règle et, pour couronner le tout un petit problème gastrique m’oblige à m’arrêter aux toilettes au 6ème km ce qui me fera perdre dix bonnes minutes.

Il fait frais mais le soleil commence à briller et cela ne devrait pas tarder à chauffer. Un vent frais souffle de face par moment et il y a quelques longues côtes assez raides que je décide de marcher. Je passe aux 10 km en 1h17min. Au 12ème km, le meneur d’allure à 5h30 me reconnaît car il a couru avec moi la semaine dernière en Iowa. Nous discutons un petit peu car lui aussi ne sent pas très bien. Il a le même problème que moi et nous nous retrouverons avant le 15ème km que j’atteindrai en 1h57 pour un nouvel arrêt toilettes.

Ce problème étant évacué, je vais essayer de me concentrer sur ma respiration car ce n’est toujours pas ça. Mes arrêts m’ont fait perdre beaucoup de temps et le meneur d’allure de 6h m’a dépassé pendant ma pose WC. Au 14ème km je vois un panneau indiquant l’altitude, et d’un seul coup tout s’éclaire !

Votre serviteur est un vrai gagman car j’ai étudié le dénivelé du parcours sans prêter attention à l’altitude qui, dans ma tête, se situait aux alentours de 1 500 m. Que neni : nous courons à 3 000 m d’altitude et j’analyse plus logiquement ma défaillance respiratoire et rythmique. Je comprends également mieux la question des organisateurs qui me demandaient si j’avais l’habitude de courir à cette altitude (ah ah !). Je sais maintenant que cela va être long et dur, car il me manque l’acclimatation. Je vais donc devoir composer avec ce paramètre. Je m’applique autant que je peux à essayer de bien respirer.

Je passe les 20 km en 2h39 et le semi-marathon en 2h49. Si l’on tient compte de mes arrêts qui m’ont fait perdre plus d’un quart d’heure, je me dis que je suis encore dans les cinq heures de course. Mais hélas, cela ne va pas s’arranger car nous allons monter encore plus haut et enchaînons une longue et raide montée qui va bien faire pleurer les jambes, les chaussettes et le souffle.

Je reçois quelques félicitations et encouragements mais mon rythme n’augmentera pas pour autant. Les paysages sont magnifiques, heureusement, et j’ai le temps d’en prendre plein les yeux et de faire de belles photos.

Je passe les 25 km en 3h30 et les 30 km en 4h16. Une coureuse me dit bonjour. C’est Christelle, une Française qui avait couru avec moi en Géorgie.

Au 31ème km nous faisons demi-tour et nous nous retrouvons en montée face au vent sur plus de 7 km.

Je passe les 35 km en 5h08. Il y a un bon moment que plus personne ne court ni ne relance car le vent souffle fort et les montées semblent interminables. C’est un peu frustrant pour nous.

J’arrive au 40ème km en 6 heures pile. Encore quelques faux plats, une ligne droite et c’est l’arrivée en montée pour finir en 6h18min48s.

Une course magnifique donc mais très difficile et très technique, réservée à ceux qui ont l’habitude de courir à une telle altitude. Je n’étais évidemment pas assez acclimaté pour affronter une telle épreuve aujourd’hui. Il me manquait une bonne semaine d’acclimatation pour pouvoir la courir dans de bonnes conditions. Le point positif est que cela me fait un bon entraînement pour mon marathon dans le Montana dans trois semaines et pour celui de Pikes Peak au mois d’août. Je ne fera2i pas la même erreur : j’arriverai une semaine avant la course pour m’adapter.

Je vais aller me reposer un peu car je dois reprendre la route ce soir à minuit pour attraper mon avion à 5 heures du matin. Comme toujours, je prends mes trois paquets d’Immun’Âge® dans l’heure qui suit un marathon et j’en prendrai un par jour pendant la semaine, un traitement qui m’aidera à bien récupérer.

Je vous donne rendez-vous dimanche prochain à l’autre bout des Etats-Unis dans le Vermont pour une course très nature et beaucoup plus accessible, j’en suis sûr.

David

 

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