David Sar AUERBACH CHIFFRIN, une déclaration cinglante lors de l’AG du CREFOM du 12 juin 2015

Autre
Par Autre juin 16, 2015 14:25

David Sar AUERBACH CHIFFRIN, une déclaration cinglante lors de l’AG du CREFOM du 12 juin 2015

PUB


Chères Amies, Chers Amis,

David Sar AUERBACH CHIFFRIN

David Sar AUERBACH CHIFFRIN

Le 31 janvier 2014, je participais à l’assemblée constitutive du Créfom («Conseil représentatif des Français d’outre-mer») & me voyais élu au conseil d’administration de cette association, afin – comme l’indique assez son intitulé – d’y représenter l’ensemble des Français/es d’outre-mers, certes, mais aussi plus particulièrement d’y porter les thématiques relevant de la lutte contre les homophobies & contre le sida.

Ce 12 juin au soir se tenait la seconde assemblée générale du Créfom ; à la suite des rapports moral & d’activité présentés par le président sortant Patrick KARAM, j’ai, en ma qualité de membre fondateur & membre sortant du conseil d’administration, donné lecture de la déclaration suivante afin de justifier mon vote défavorable.

Il me semble possible sinon nécessaire de porter cette déclaration à votre connaissance dans la mesure où vous êtes, soit Français/e d’outre-mers (auquel cas je dois vous en rendre compte), soit concerné/e par les thématiques des Français/es d’outre-mers (auquel cas je dois vous en informer):


Monsieur le Ministre – pardon, nous n’y sommes pas encore…
Monsieur le Président (NDLR : Monsieur Patrick Karam),
Chères Amies, Chers Amis,

J’ai le regret de rappeler ici (comme je vous l’ai déjà indiqué, depuis le 19 août dernier, dans trois courriers restés sans réponse de votre part) l’absence de toute réunion du conseil d’administration depuis notre assemblée constitutive, en violation de l’article 19, alinéa 1er des statuts – absence qui entraine l’illégalité de la présente réunion de l’assemblée générale, laquelle se tient en violation des articles 19, al. 7 & 20, al. 1er des statuts. Je note également que nous sommes convoqué/e/s pour élire un conseil d’administration au mépris des statuts, en suivant une soi-disant procédure votée par une soi-disant réunion de conseil d’administration qui n’a jamais eu lieu, ce qui n’est pas sans évoquer le régime de diverses républiques fruitières. Pour ces raisons, je vous indique que je participe à la présente réunion en me réservant le droit de saisir la justice aux fins de voir tirer toutes les conséquences de ces faits.

Je dois évoquer d’autres points litigieux dont je vous ai également saisi dans les courriers précités.

Tout d’abord, je dois regretter que vous ayez refusé de suspendre la convention signée le 6 mai 2014 avec le Crif, alors que cette convention semble nous associer au négationnisme ou, c’est selon, au révisionnisme de cette organisation qui a publiquement contesté, le 5 août, les termes de “massacre” & de “carnage” employés par le président de la République, François HOLLANDE, & son ministre des affaires étrangères, Laurent FABIUS, pour qualifier l’opération “Bordure protectrice” conduite par l’armée israélienne dans les territoires occupés palestiniens.

Ensuite, je dois déplorer les méthodes étranges employées à l’occasion du dîner du 21 novembre, qui sont allées jusqu’au détournement de moyens publics – en la circonstance, jusqu’au détournement des services de sécurité du chef de l’État – pour écarter ou menacer d’écarter manu militari, sans motif légitime, plusieurs membres du conseil d’administration ayant eu le seul tort de déplaire (certaines personnes ont parlé de “makoutisme”). Je m’interroge d’ailleurs sur l’opacité de la procédure de sélection des personnes habilitées à poser des questions d’actualité lors du même repas.

Je regrette encore la constitution, non prévue par les statuts, d’un cabinet nommé & révocable à merci, qui a exercé de fait les prérogatives du conseil d’administration.

Enfin, je regrette que vous n’ayez pas honoré les engagements pris devant moi & en public en matière de lutte contre les homophobies
& contre le sida.

Alors que nos compatriotes se heurtent trop souvent, outre-mers, au clientélisme, n’avions-nous pas mieux à faire que de fonctionner sur le modèle de l’homme providentiel dont chacun/e attend qu’il atteigne son Graal: le rang de ministre des Outre-Mers, d’où il pourra récompenser ses affidé/e/s & punir ses opposant/e/s? L’action est importante, la maîtrise est importante; aussi importante est la conscience. Vous avez présenté un bilan moral: le terme me semble inadéquat.

Je continue pour ma part à croire en cette belle idée qu’est le Créfom & demande la convocation d’assises des membres de notre association afin de remettre nos compatriotes au centre du processus décisionnel & notamment de mettre au centre de la table les questions de la santé, du chlordécone & de la préservation de l’environnement, alors qu’arrive le COP21 & que les outre-mers constituent un enjeu déterminant de l’écologie en France.

Je vous remercie, Chères Amies, Chers Amis, de votre attention.

David Sar AUERBACH CHIFFRIN


Pourquoi avoir créé le CREFOM ?

Parce que les Outre-mer ont pris toute leur part dans la construction de la France et de la République, y compris dans la défense de la Patrie dans les heures les plus sombres de notre histoire, et ils ne cessent de contribuer à créer les richesses de notre pays,

Parce que les 3,7 millions de Français originaires d’outre-mer (dont un million dans l’Hexagone) sont largement sous-représentés dans les instances politiques, médiatiques et administratives,

Parce que les Outre-mer regorgent de potentiels dans les domaines maritimes, économique, écologique, scientifique et que nous ne supportons plus les clichés qui assimilent nos territoires à des «vaches à lait » ou aux « danseuses de la République »,

Parce que les valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité sont les nôtres et qu’il nous a fallu les conquérir et que nous avons à cœur de défendre pour l’avenir les valeurs fondamentales de tolérance et de vivre-ensemble,

Parce qu’il nous manquait, et il est important de le rappeler, un interlocuteur unique, puissant et fiable au cœur de la société civile pour prendre part au débat public et inviter tout un chacun à faire fructifier ce bel héritage qu’est la richesse des Outre-mer,

Pour toutes ces raisons, nous avons décidé de créer cette instance qui a pour objectif de nous représenter. Nous comptons donc sur vous pour porter nos valeurs et faire vivre cette belle et généreuse ambition, votre ambition. (Source : CREFOM)


Qui est David Sar AUERBACH CHIFFRIN ?

Commenter avec votre compte Facebook

PUB

Autre
Par Autre juin 16, 2015 14:25

Les dernières infos

Suite...