Téléphonie. Un secteur ultra-concurrentiel qui se remet en question au quotidien … mais jusqu’où ?

Igor Rembotte
Par Igor Rembotte juillet 5, 2014 11:54

Téléphonie. Un secteur ultra-concurrentiel qui se remet en question au quotidien … mais jusqu’où ?

Récemment, l’Union Fédérale des Consommateurs-Que choisir posait son regard sur l’évolution de l’offre et des tarifs en matière de téléphonie. Le bilan des analyses faites par ce pilier de la compréhension de la consommation à la française apparaissait positif pour les consommateurs.

L’arrivée d’un 4ème opérateur sur le marché mobile français a de fait contraints les opérateurs à anticiper cette arrivée en consentant des efforts tarifaires a priori. Ce légitime impact de l’économie concurrentielle a néanmoins suscité l’intérêt de la Fédération française des télécoms (FFTélécoms) en ce qu’une petite inquiétude surgit : les efforts des opérateurs, la réduction de leurs marges ne risquent-ils pas de grever leur capacité d’investissement dans un secteur qui ne peut se le permettre ?

La FFTélécoms a publié, le 5 mai, la position des opérateurs membres de la fédération. Après avoir donné la parole à Alain Bazot, président de l’UFC-Que choisir, dans sa dernière Lettre hebdo, l’ARCEP tend aujourd’hui le micro à Yves le Mouël, directeur général de la FFTélécoms. 

Le DG est très clair dans ses propos : “Malgré une baisse considérable de leurs revenus et de leurs marges, les opérateurs ont maintenu leurs investissements parce que c’est vital pour eux. Si on rapporte l’investissement au chiffre d’affaires, leur taux d’effort a cru. Jusqu’où peut-il encore croître ? Nous pensons que nous avons atteint la limite à ne pas dépasser “, résume Yves Le Mouël.

050714-Telephonie

Localement, la pression concurrentielle répond aux mêmes mécaniques avec toute fois un paramètre lié à la double nationalité de Saint-Martin, qui complique un peu la donne surtout bordé par des accords de 1648 complètements obsolètes que ce soit vis à vis du droit national ou du droit international.

Plus qu’à d’autres opérateurs nationaux, c’est sans doute ce qui impose à Dauphin Telecom, par exemple de revoir ses offres avec une réelle baisse de coûts (internet à 2.90€/mois pendant 90 jours pour un débit jusqu’à 2 Mbits sous réserve d’éligibilité de la ligne, puis l’abonnement est de 24.90€/mois, offre valable jusqu’au 15/07/14) tout en réalisant des investissements lourds nécessaires pour préserver leur positionnement à Saint-Martin et Saint-Barthélemy et le renforcer en Guadeloupe. Dauphin Telecom investit actuellement sur plus de 30km de fibre optique, de frontière à frontière sur l’île de Saint-Martin, sur la fibre Porto Rico/Saint-Martin mais aussi sur la boucle sur la guadeloupe et sur St Barth.

En marge, l’expérimentation de la 4G par l’opérateur local est aussi consommateur d’investissements mais incontournables pour rester positionné sur le marché et participer au désenclavement numérique auquel nous somme toujours contraint. Cette expérimentation, sous couvert d’une autorisation de l’ARCEP par ailleurs obtenue, va se déployer très rapidement, dès que les matériels auront été réceptionnés.

Commenter l\'article avec votre compte Facebook

Igor Rembotte
Par Igor Rembotte juillet 5, 2014 11:54
Écrire un commentaire

Pas de commentaire

Pas de commentaire!

Il n'y a pas encore de commentaire, mais vous pouvez être le premier à commenter cet article.

Écrire un commentaire
Voir les commentaires

Écrire un commentaire

Laisser un commentaire

DIM