Tourisme. Mise au point de José Manrique suite aux vœux de la Présidente de l’Office de Tourisme

Autre
Par Autre janvier 27, 2014 23:47

Tourisme. Mise au point de José Manrique suite aux vœux de la Présidente de l’Office de Tourisme

Monsieur José Manrique

Monsieur José Manrique

Mise au point de José MANRIQUE,

Président de l’A.R.C.H.A. (Association des Restaurateurs, Commerçants, Hôteliers et Artisans de Grand-Case)

Président de la FERCOM (Fédération des Restaurateurs de la COM)

Membre du Comité de Direction de l’Office du Tourisme.

à

Madame la Présidente, Madame la Conseillère, chère Jeanne,

La presse s’est fait l’écho, lors de la présentation de vos vœux, de l’obtention, par deux de nos collègues, du titre de “maître-restaurateur de Saint-Martin, un label de normes françaises que nous [la Collectivité] avons instauré sur notre territoire l’an passé par une délibération datée du 3 janvier 2013. Le fait que ces deux restaurants soient situés à Grand-Case, va permettre une communication plus forte sur la dimension gastronomique de Grand Case auprès des clientèles que nous prospectons, toujours avec l’objectif premier de faire de Grand Case le haut lieu de la gastronomie française à Saint-Martin”.

Permets-moi, ma chère Jeanne, de m’excuser par avance de l’exercice auquel je me vois contraint de me livrer aujourd’hui. Considérant la cordialité de nos relations, je me serai borné, dans d’autres circonstances, à te faire mes remarques par téléphone ou par courriel. Malheureusement les nombreuses réactions parfois amusées, souvent irritées de nombre de mes collègues m’ont obligé, de par mes responsabilités, à choisir la voie publique. L’exercice de la critique ou de la remontrance n’est agréable, voire jubilatoire, que lorsqu’il s’adresse à une personne que l’on se plait à contrarier; ce n’est évidemment pas le cas et espère que tu ne m’en tiendras pas rigueur.

Madame la Présidente, sur la forme:

–  en tant que membre du Comité de Direction de l’Office représentant les restaurateurs et s’agissant d’une information aussi fondamentale, d’une véritable révolution copernicienne dans le monde de la gastronomie, peut-être auriez-vous pu m’initier au secret avant de le rendre publique. Cela m’aurait éviter le ridicule de l’ignorance face aux questions de mes collègues. Ce qui me pose la question de mon utilité au sein de cette institution….

– annoncer que la délivrance de ce titre “va permettre une communication plus forte sur la dimension gastronomique de Grand Case” c’est mettre au second plan les efforts quotidiens de tous ceux qui, depuis des dizaines d’années, ont réellement fait de Grand Case la capitale gastronomique que toutes les destinations nous enviaient déjà, bien avant ce non événement. Autant vous dire que tous mes collègues ont beaucoup apprécié cette reconnaissance ciblée…

– prétendre, grâce à cela, “faire de Grand Case le haut lieu de la gastronomie française à Saint-Martin” est un projet louable d’autant plus facile à réaliser que, par le travail collectif de tous, nous y sommes déjà parvenus. Peut-être auriez-vous obtenu l’adhésion enthousiaste des commerçants, de la population et des visiteurs de Grand Case et œuvrer plus à vos ambitions en annonçant la réfection de l’enrobé de nos voies, de notre éclairage publique, de notre signalétique dont ont déjà bénéficié d’autres hauts lieux du tourisme comme Concordia, Hope Estate ou Cul de Sac.

Madame la Conseillère , sur le fond:

– vous encouragez l’ensemble des restaurateurs à obtenir ce “label de normes françaises que nous avons instauré sur notre territoire”. Une explication de texte s’impose :

1- Ce label est bien aux normes françaises mais néanmoins différent du titre national.

2- Il est délivré pour notre territoire par les autorités locales.

Entendons nous bien : je ne conteste nullement ni le sérieux, ni la pertinence du titre au niveau local. Je vous rappelle que j’ai participé à l’annonce du projet en novembre 2012 avec le Président Richardson et à la rédaction finale des statuts avec Stéphanie Bessière. J’ai également diffusé, en avril 2013, le texte des statuts à tous les adhérents de la FERCOM en les encourageant à postuler. Seul deux réponses positives de la part de mes adhérents m’étaient alors parvenu. Pourquoi si peu de postulants? Parce que les avantages de ce titre local sont peu évidents et bien inférieurs à ceux du titre national.

Le titre national est un titre d’Etat (parce que délivré par les Préfets). Ne valait-il pas mieux, à notre niveau, procéder de la même manière et non le faire délivrer par le Président du Conseil Territorial (article 8)?

Le titre national, géré, au niveau de la communication, par l’Association Française des Maitres Restaurateurs publie un annuaire national des adhérents assurant la promotion des membres auprès du public et délivre la plaque. Aucun contact n’a été établi avec cet organisme pour la reconnaissance du titre local comme nous l’a confirmé le chargé de mission de l’Association’ Alain Warth que nous avons reçu à la CCISM en novembre avec le Président Stephen Tackling et la Vice-Présidente Angèle Dormoy.

Obtenir le titre national vous fait bénéficier d’un crédit d’impôt de 50% des dépenses qui ont permis de satisfaire au cahier des charges du titre dans la limite de 30.000 € pendant 3 ans (soit 15.000 € de crédit d’impôt) Ce crédit s’appuie sur l’article 244 quater Q du CGI (Code Général des Impôts) national.  Malheureusement, après vérification, cet article a été supprimé de notre CGI…. Il semblerait qu’il soit plus facile de décerner des médailles qui ne coûtent rien plutôt que des avantages réels pour améliorer nos établissements et le confort de nos clients.

En conclusion, comment s’étonner qu’un projet, louable dans ses intentions, rencontre si peu d’adhésion auprès du public auquel il est destiné lorsqu’il est mené sans le soutien et la collaboration des associations représentatives, sollicitées uniquement pour des coups de communication approximatives ou maladroites puis ignorées au quotidien.

Madame la Conseillère, avant de communiquer sur des sujets sensibles, pensez à prendre conseils auprès de ceux qui ont quelque compétence et qui ne vous les ont jamais refusés.

Bien à vous, recevez également mes voeux de succès les plus sincères pour cette nouvelle année.

José MANRIQUE

 

Commenter l'article avec votre compte Facebook

Autre
Par Autre janvier 27, 2014 23:47
Écrire un commentaire

3 Commentaires

  1. Lavoix albert janvier 28, 04:00

    Bravo monsieur, il est bon que les vrais professionnels prennent la parole.apres vos explications.on comprend mieux pourquoi aussi peu de restaurateurs locaux n’ont adhérer a cette appellation.cette dame présidente fait beaucoup d effet d annonces mais concrètement ne fait pas grand chose par rapport a l ancienne presidente..

  2. Patrick Guillerm via Facebook janvier 28, 08:53

    C est le shambala qui va etre content…

  3. Maxime Martin -orea janvier 29, 22:04

    Arrête Patrick. On sait que tu connais José ( soirées déguisées ,lol)

Voir les commentaires

Écrire un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée
Les champs obligatoires sont marqués*