Tourisme. Bien connaître son île pour lui conserver son identité et mieux la valoriser

Igor Rembotte
Par Igor Rembotte novembre 26, 2013 00:30

Tourisme. Bien connaître son île pour lui conserver son identité et mieux la valoriser

Après des années de sensibilisation, petit à petit, pas à pas, Saint-Martin s’invite à l’école. Comment ? Grâce au bilinguisme tout d’abord, testé cette année dans une classe de 4ème à Quartier d’Orléans mais aussi par une nouvelle initiative que l’on doit à la Collectivité, à l’Office de Tourisme et à l’académie de Guadeloupe, service de l’Education Nationale de la Collectivité de Saint-Martin.

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M. Hugh Riley, Secrétaire Général CTO, Mme Silviane John, Directrice de l’Office de Tourisme de Saint-Martin, M. Jean-Marie Jespere Représentant du Recteur Collectivités d’Outre-Mer Saint-Barthélémy et Saint-Martin, Mme Faye Gill Directrice des services aux membres CTO, Mme Evelyne Fleming, Chargée de Mission à l’Education Nationale, Mme Jeanne Rogers-Vanterpool, Présidente de l’Office de Tourisme de Saint-Martin, Mme Bernadette Davis, Vice-Présidente en charge du Tourisme au CESC, Mme Beverly Nicholson-Doty Présidente CTO.

Ainsi, deux heures par semaine et en trois langues (Français, Anglais et Espagnol), les mêmes élèves de quatrième se verront dès janvier 2014 sensibilisés à leur environnement au sens large du terme avec la volonté de les éveiller à ce qui fait de Saint-Martin une destination prisée et à la prédominance du tourisme pour notre économie.

Durant ces deux heures, les enseignants sont invités à intégrer le plus largement possible les acteurs de ce qui fait notre territoire et son identité : conservateur de musée, artistes, réserve naturelle, écrivains, historiens…

Cet enseignement du “tourisme” sur le temps scolaire est rendu possible en cela que la Collectivité de Saint-Martin au travers de l’office de tourisme est membre du Caribbean Tourism Organisation (CTO).

C’est donc par le biais d’une convention cadre que ces trois acteurs se sont rejoints autour d’une idée commune, d’un désir partagé : “Éduquer et former de façon durable les élèves, les jeunes, ainsi que d’autres acteurs qui œuvrent dans le domaine touristique”.

Ce module “tourisme” expérimental devrait trouver sa place dans d’autres classes de collège dès la rentrée de septembre 2014 et il sera naturellement sujet à évaluation, à notation.

L’objet de la convention et de l’initiative n’est naturellement pas de confiner cet enseignement de Saint-Martin et du tourisme dont l’île dépend aux classes de collège. Il est ainsi probable, si la convention est respectée, que le lycée offre dans de brefs délais un enseignement du tourisme qui puisse faire l’objet d’une intégration au baccalauréat sous forme d’option.

En marge, la convention prévoit aussi de préparer un élève de classe de troisième ou supérieure au titre de Ministre Junior (du tourisme) de Saint-Martin puis de Ministre Junior (du Tourisme) de la Caraïbe.

Les trois cosignataires s’engagent par ailleurs à faire vivre la Journée Mondiale du Tourisme, la journée caribéenne du tourisme et le mois du tourisme caribéen.

L’ensemble de ces actions et orientations se fait sous la supervision d’un comité de pilotage co-présidé par le Président de !’Office de Tourisme, la Direction du Tourisme, la Direction de l’Education de la Collectivité de Saint-Martin et le Chef du Service de l’Education à Saint-Martin et d’un membre du CESC… en l’occurrence, qui mieux que Bernadette Davis pour cette représentation du CESC puisque madame Davis a été directrice de l’Office pendant plusieurs années.

Le Caribbean Tourism Organisation assure pour sa part un soutien en ingénierie et en logistique puisqu’ils disposent de supports éducatifs adaptés. Le CTO se chargera de plus de valider le fait que ces formations au tourisme intègrent bien un tronc commun aux enseignements dispensés dans d’autres îles de la Caraïbe.

Une convention qui vit donc 6 mois après sa ratification une belle réalisation puisqu’il est évident que notre tourisme repose à la fois sur l’identité de Saint-Martin et que cette identité ne peut exister que si elle est connue du plus grand nombre : pour cela, il faut qu’elle soit enseignée.

Mais il reste encore bien des pas à assumer car en attendant, et consécutivement aux fortes pluies du début de matinée, c’est en piétinant dans une boue formée par le refoulement d’un égout dont on devine qu’il a reçu ce qui normalement est dévolu aux fosses septiques qu’il nous faudra quitter l’Office de Tourisme… triste constat qui modère un peu l’enthousiasme du moment précédent et renvoie le tourisme à une autre réalité.

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