Justice. Les citoyens peuvent signaler en ligne tout abus de la police à l’IGPN

F. LETUVEE
Par F. LETUVEE novembre 3, 2013 14:51

Justice. Les citoyens peuvent signaler en ligne tout abus de la police à l’IGPN

C’était une promesse de Manuel Valls et c’est depuis le 2 septembre que les citoyens peuvent signaler tout abus de la police à l’Inspection générale de police nationale (IGPN) depuis un site internet dédié.

La réforme annoncée début 2013 par le ministre de l’intérieur vise à réorganiser l’inspection générale de la police nationale (IGPN) compétent en province et en grande banlieue parisienne ainsi que l’inspection générale des services (IGS) dont le ressort est celui de la capitale et de sa proche banlieue avait expliqué en Juin par leur patronne, Marie-France Monéger.

Le point principal de cette réforme de la police traquant “ripoux” et auteurs de “bavures” est axé sur la possibilité offerte aux particuliers de saisir en ligne ses services en cas de contestation ou de dérapage de la police.
Marie-France Monéger affirmait dans une interview en Juin qu’il ne s’agissait pas stigmatiser les policiers contrairement à certaines critiques de leurs syndicats, mais de mieux organiser les signalements. C’est aussi d’après la patronne des services, une autre méthode de savoir ce que les usagers pensent de la police et ce qu’ils ne supportent pas dans leur police.

Une première affaire en Midi-Pyrénées en octobre:
Avec le nouveau site Internet de l’IGPN, une citoyenne a dénoncé sept policiers qui auraient embarqué un peu brutalement son conjoint.
D’après cette plaignante, 7 policiers avait embarqué manu militari son conjoint après un problème de stationnement qui a tourné à l’invective.
Le commissariat de Pamiers ce serait bien passé “d’inaugurer” la procédure instituée qui permet au quidam de saisir en ligne l’IGPN.
Ils venaient de se réjouir du récent renfort de six fonctionnaire de police conséquent à la fermeture de commissariat de Castelnaudary.

3 chances sur 4:
Trois chances sur quatre d’une poursuite judiciaire après une enquête administrative. Ce sont les chiffres officiels de l’IGPN qui peuvent inquiéter plus d’un fonctionnaire ! Les dérives possibles de cette nouvelle plateforme sont à étudier de près. De très près…
En effet, pour la police, comment se comporter sur le terrain si avec une seule dénonciation, un fonctionnaire peut se retrouver sur le banc des accusés alors que la demande au quotidien par sa hiérarchie est d’aller au feu ? Ou se situe la ligne à ne pas franchir lorsque vous avez à faire à des individus dangereux ou très agités ?
Bien des questions qui trouverons dans les mois à venir bon nombre de réponses. Les syndicats sont sur le pied de guerre et resterons très vigilants dans l’intérêt des fonctionnaires qu’ils représentent.

Une enquête récente de l’INSERM rappelle que le taux de suicide dans la police nationale est supérieur de 36 % au reste de la population.

F.L.

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F. LETUVEE
Par F. LETUVEE novembre 3, 2013 14:51