La thérapie de l’éGO PRO par Charli

Charli ETCHEGOYEN
Par Charli ETCHEGOYEN janvier 28, 2013 19:26

La thérapie de l’éGO PRO par Charli

Dans notre époque individualiste où la recherche permanente d’identité au travers d’images choc devient l’une de nos principales préoccupations, les marchands de caméras ou d’appareils photos sont rois.

En effet, l’expansionnisme d’une part, la perte de la culture sociétale et les modèles dominants que nous diffusent les médias d’autre part, prônent la performance toujours plus compétitive

Cela amène l’individu en manque de reconnaissance à paraître ; soit à travers les liens sociaux, soit en réalisant une action « d’éclat » immortalisée sous forme d’images, prisent généralement par lui-même, dans une mise en scène calquée sur les modèles médiatiques en vogue. Il les diffusera pratiquement en temps réel sur la toile, et de façon répétitive. Tout cela grâce au développement des technologies de capture d’images et de leurs diffusions de plus en plus performantes.

Là encore l’avancée technologique des appareils et des réseaux est calculée de façon à ce qu’elle rende obsolète les engins dès leur acquisition. Les trusts et fabricants y prennent un malin plaisir. C’est un piège sans fin, dans lequel, nous, consommateurs naïfs, nous laissons prendre.

Pour revenir à ce manque de reconnaissance individuel, celui-ci est issu de l’éclatement de notre société comme toujours sans repère autre que le modèle purement matériel de notre soit disant Démocratie

Petit rappel : la Démocratie est le régime politique par lequel le peuple est souverain ; elle est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple…

On en est bien loin aujourd’hui !

Il en résulte un malaise profond de l’individu livré à lui même, dans ce désordre permanent des repères factices et sans fondement qui sont le leitmotiv des dirigeants. Le fait de se montrer aux travers de performances, exploits ou originalités de look, (les murs des liens sociaux sont une forme de mise en valeur marketing de nos propres images) nous sert de guérison temporaire à notre malaise social.

Il fut un temps, en tout cas chez les peuples millénaires et premiers, où la reconnaissance individuelle, était programmée pour chacun à tour de rôle, et de façon régulière. Cela permettait à tout membre d’une communauté d’être reconnu à un moment donné, selon son mérite. Il n’y avait pas pour autant de valeur dominante comme le fait notre société contemporaine, qui préconise la compétition, et la mise sur piédestal du vainqueur. Vainqueur qui ne profitera de sa victoire que le temps d’un répit, en attente de la prochaine compétition. Là encore, la performance est poussée à l’extrême, car le système actuel reconnaît seulement le dépassement de l’exploit par l’exploit, le meilleur temps, le plus haut, le plus rapide, etc… En tenant compte du dernier record qui devient référence. Il n’y a pas de place pour l’échec, ou la régression.

Ce qui fait que les athlètes, les compétiteurs, les fous extrémistes (ceux qui recherchent non seulement l’adrénaline mais l’acrobatie encore jamais réalisée…) doivent en permanence aller jusqu’aux limites de leur capacité, ce qui est souvent inhumain, et qui se termine parfois par l’accident mortel.

Cette thérapie, en quelque sorte, n’est pas suffisante en soi. D’abord parce qu’elle reste une démarche individuelle, et qu’elle reflète surtout un malaise profond de l’individu lui même perdu dans ce gigantesque Melting-pot.

La solution à ce désordre, serait d’une part de supprimer toute forme de compétition, et d’autre part de rechercher la valeur ou la qualité prédominante de chacun de nous ; non pas en restant isolé, mais au contraire en se réunissant par affinités, groupes d’amis, etc… Et que la décision soit d’ordre collectif. C’est aux autres, dans l’entourage de l’individu choisi, à définir la valeur de l’ « élu » du jour.

Toute la différence résulte d’une vraie recherche collective dans le groupe, sur la qualité, la particularité et la différence de la personne choisie. Cette reconnaissance, d’ordre humaine, serait très bénéfique à chacun, du moment qu’elle émane des autres et qu’elle soit en relation directe, de personne a personne.

Il serait bien d’ailleurs d’appliquer cette méthode comme idée de vie auprès des jeunes et autres personnes des quartiers défavorisés, ainsi qu’aux exclus, et tout autre personne isolée et perdue dans ce grand anonymat que notre société élitiste a produit.

Charli

La Savane Janvier 2013

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