Sargasses : un outil pour détecter et prévoir leur arrivée sur les plages antillaises

Autre
Par Autre 26 Juil 2022 23:40

Sargasses : un outil pour détecter et prévoir leur arrivée sur les plages antillaises

Les riverains concernés n’auront pas attendu les données scientifiques et les communiqués officiels pour constater le retour du fléau sargassien sur nos rivages.

Ces algues posent en effet de nombreux problèmes, une fois échouées : pollution olfactive et visuelle, détérioration des écosystèmes, danger sanitaire, érosion accélérée des équipements et impacts évidents sur l’activité touristique ou de plaisance…

On ne va pas rentrer dans le détail de ce fléau et des différents scénarios totalement politiques, que ce soit en métropole avec le gouvernement ou plus localement, qui ne servent qu’à épater les électeurs plutôt qu’à trouver des solutions techniques permettant d’en diminuer l’impact sur notre littoral.

Un outil pour suivre les sargasses accessible gratuitement : SarWatch

SarWatch offre gratuitement aux internautes des images satellites de détection et de prévision des sargasses dans les Petites Antilles. Disponible sur les réseaux sociaux, cet outil a été créé en 2019 par Tanguy Szekely, un océanologue qui sans aucun doute est particulièrement attaché à la Martinique et à la Guadeloupe.

Tous les jours, des images satellites des Petites Antilles sont publiées sur le compte Instagram et Twitter de SarWatch. Elles révèlent avec un code couleur bien visible la présence de sargasses sur les côtes ou au large des différentes îles. Les algues brunes sont représentées par de longues traces rouges, signe d’une forte présence des sargasses dans les archipels.

C’est l’océanologue Tanguy Szekely, 37 ans, qui est à l’origine de cet outil de surveillance des sargasses. Né en Bretagne, le chercheur vit toute son enfance en Guadeloupe puis en Martinique. Il quitte “l’île aux fleurs” pour entamer des études d’hydrologie et d’océanographie dans l’Hexagone. Après un passage au CNRS, le Centre national de la recherche scientifique, il décide de fonder avec certains collègues la société Oceanscope.

Tanguy Szekely met son expertise et celle de ses collègues à contribution bénévolement.


C’est en 2018, lorsqu’une grosse vague de sargasses s’est échouée en Martinique, ma belle-famille qui vit encore là-bas, m’en avait beaucoup parlé.” Tanguy Szekely comprend rapidement l’ampleur de la situation et constate qu’il y avait peu de recherches à ce sujet. Après reflexion, il pense à utiliser le satellite Sentinel-3 avec lequel il travaille quotidiennement, pour savoir où et quand les sargasses arriveront sur les côtes antillaises. “Les images que nous produisons avec Sentinel-3 appartiennent au domaine public, elles sont donc accessibles à tous”.

Avec les images des satellites et les prévisions de courant, des projections de dérive de sargasses sont calculées entre 5 et 6 jours avant leur arrivée. Des données qui seront ensuite publiées. Le scientifique souhaite améliorer ce point et avoir des calculs plus précis : “On utilise beaucoup les courants et pas tellement le vent, alors que c’est un élément important pour les sargasses.”

C’est un outil fantastique pour nos amis les politiciens qui pourront anticiper certains discours sur le sujet… À moins qu’une fois pour toutes, le sujet active un plan de défense intelligent et responsable. L’avenir pourrait être bien sombre pour nos iles si cette problématique n’est pas traitée en profondeur très rapidement. Cela fait plus de 20 ans que les sargasses posent problème, et cette année, on pourra dire qu’on bat tous les records en termes de volume. Pas besoin d’être scientifique pour s’en inquiéter réellement…

 

#sargasusm #sargasso #sargasses #sargazo #seaweed

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Par Autre 26 Juil 2022 23:40
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