Rumeurs sur les deux jeunes de la photo du Président Macron

Marc Banyuls
Par Marc Banyuls octobre 5, 2018 03:08

Rumeurs sur les deux jeunes de la photo du Président Macron


La photo du Président Emmanuel Macron en compagnie des deux jeunes saint-martinois n’en finit pas de faire couler pas mal d’encre.

Entre le doigt d’honneur, que l’intéressé a essayé de justifier, et les rumeurs d’implication de l’un d’eux dans un braquage le week-end lorsque le Président était à Saint-Martin, les racontars divers circulent un peu partout sur le net. A tel point que le procureur de la République du Tribunal de Grande Instance de Basse-Terre, Samuel Finielz, s’est senti obligé d’intervenir pour faire quelques mises au point.

En effet, l’un des personnages est accusé, sur les réseaux sociaux, d’être impliqué dans des faits de vol à main armée commis le week-end dernier sur le territoire. Le procureur Finielz assure que ces informations sont fausses, « aucun vol à main armée n’a été constaté à Saint-Martin le week-end dernier ». Et aucune des deux personnes qui apparaissent sur les photos diffusées sur les réseaux sociaux « ne fait actuellement l’objet de mesures de garde-à-vue, ni de poursuites de ce chef ».

Toutefois, le parquet précise que l’une de ces deux personnes, a été interpellée au début du mois de septembre 2018 « pour un délit routier » et qu’il « a fait l’objet d’une convocation devant le délégué du procureur pour la mise en œuvre d’une alternative aux poursuites ». Le procureur précise que cette personne s’est rendue, lundi matin, à sa convocation à la Chambre détachée de Saint-Martin et qu’elle a accepté de faire le stage de sensibilisation à la sécurité routière qui lui était proposé.

Aucune relation avec un trafic de coke en Guyane

Dans le cadre de ces rumeurs, le parquet tient à rappeler que « la diffusion de fausses informations est sanctionnée par plusieurs textes de loi, sans préjudice de l’application des dispositions de la presse sanctionnant la diffamation envers un particulier. L’article 322-14 du Code pénal prévoit, entre autres, que le fait de communiquer ou de divulguer une fausse information dans le but de faire croire qu’une destruction, une dégradation ou une détérioration dangereuse pour les personnes va être ou a été commise, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.

Egalement, le fait de faire croire à la commission d’un vol à main armée est de nature à caractériser le délit prévu par l’article 322-14 du Code pénal. Les personnes qui relayent ce type d’informations sont susceptibles de faire l’objet de poursuites de ce chef.

D’autre part, le parquet précise que les informations relayant la proximité d’un des deux individus, avec le chef d’un gang armé contrôlant le trafic de cocaïne avec la Guyane, ne sont corroborées, à ce jour, par aucune investigation judiciaire actuelle ou passée conduite par le parquet de Basse-Terre. Donc, acte…

Marc Banyuls

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