“Une chanson douce” sous le signe des Nuits Caraïbes – 10 et 11 février 2017 – Le Lamentin et Le Moule

Jacques Gernez
Par Jacques Gernez février 16, 2017 08:39

“Une chanson douce” sous le signe des Nuits Caraïbes – 10 et 11 février 2017 – Le Lamentin et Le Moule

Pour la deuxième rencontre en Guadeloupe des Nuits Caraïbes, sa directrice Bernadette Beuzelin et les artistes invités de ce festival unique nous ont prouvé que la musique classique a une place bien réelle dans le panorama culturel caraïbéen.

A l’occasion du concert du 10 février au Lamentin, un vibrant hommage a été rendu à Jacques Prévert et Henri Salvador dont nous commémorons cette année le centenaire de la naissance. Enfant d’une famille guadeloupéenne, Henri Salvador part très jeune tenter sa chance à Paris. En 1941, il fuit la France occupée et se réfugie à Nice puis à Cannes où il est remarqué par Ray Ventura. Cette rencontre va marquer le début d’une prestigieuse carrière avec, en 1948, son premier grand succès, “Maladie d’Amour” sur un air de Biguine.

En petite formation de chambre, Michel Lethiec à la clarinette, Gwendal Giguelay au piano, Hildegarde Fesneau au violon et Louis Rodde au violoncelle ont interprété brillamment des œuvres de Gershwin, Piazzola ou Fauré. Le spectacle a été ponctué par des interventions du comédien Alain Carré et de la comédienne Stéphanie Leclef qui ont joué avec talent des textes de Jacques Prévert. Enfin, Magali Léger, la célèbre soprano, élève de la cantatrice Christiane Eda-Pierre et originaire de Guadeloupe, a prêté avec grâce sa participation pour la plus grande joie des auditeurs séduits par sa voix exceptionnelle, en particulier dans l’interprétation des “Feuilles mortes” sur des paroles de Jacques Prévert et une musique de Joseph Kosma et “Une chanson douce” sur des paroles de Maurice Pon et une musique d’Henri Salvador. Une soirée empreinte de charme, ovationnée par une nombreuse assistance.

Le 11 février, l’habitation Néron au Moule a ouvert ses portes au public pour nous faire découvrir un lieu inscrit au Patrimoine Culturel de la Guadeloupe. Située sur les terres de l’habitation, la chapelle Néron a été construite par les nouveaux propriétaires dès l’acquisition du domaine en 1933 et elle offre aujourd’hui un lieu plaisant pour des manifestations culturelles. Bernadette Beuzelin y a vu le jour, aussi est-ce  avec une réelle émotion qu’elle a organisé pour cette dernière journée du festival en Guadeloupe deux concerts. Il est à noter qu’un cocktail entre les deux événements a été proposé aux spectateurs, ce qui ma foi est très rare, fort sympathique et permet de rencontrer les artistes.

Les musiciens, Alain Carré et Magali Léger ont prêté avec enthousiasme leur concours à ces deux événements de grande qualité. Les artistes ont été remarquables et nous avons été particulièrement séduits par le brio d’Hildegarde Fesneau, transfigurée, qui a reçu avec spontanéité une “standing ovation” du public ébloui par son interprétation des principaux thèmes musicaux de Bizet pour Carmen.

Une soirée qui restera dans nos mémoires, une magnifique réussite pour sa directrice qui se bat avec passion depuis des années afin de prouver que la musique classique a bien encore toute sa place dans le paysage culturel antillais.

Rendez-vous est pris les 17 et 18 février en Martinique pour le final des Nuits Caraïbes

 aux Trois Ilets à l’habitation Vatable. Celle-ci, inscrite au Patrimoine de la Martinique, est aujourd’hui placée sous l’égide du Conseil Régional et abrite le musée de la canne.

J’aimerai enfin donner la parole à Bernadette Beuzelin qui, avec émotion et plaisir, nous confie bien volontiers : “Ces programmes vous entraineront dans un tourbillon de notes et d’émotions qui vous mettrons le cœur en joie”.

Indéniablement le niveau artistique et la réussite des Nuits Caraïbes le prouvent !

Reportage Béatrice et Jacques Gernez

Pour toute information : www.nuits-caraïbes.com

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