Caraïbes – Poisson lion … le prédateur ultime

Igor Rembotte
Par Igor Rembotte août 25, 2014 08:14

Caraïbes – Poisson lion … le prédateur ultime

C’est l’Université d’état de l’Orégon qui pose ce constat terrifiant pour la biodiversité : le poisson lion ne cessera sa fulgurante invasion que lorsqu’il sera venu à bout de toutes les espèces de poissons à sa portée, or, il est le prédateur suprème.

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C’est Kurt Ingeman, chercheur à l’université qui a brossé ce tableau alarmant lors du meeting annuel de la Société Américaine d’Ecologie.

Le comportement du poisson lion diffère de celui des prédateurs classiques qui lorsqu’ils se retrouvent dans un milieu où les proies se raréfient ont tendance à se déplacer. Le poisson lion lui reste sur le site colonisé jusqu’à extinction totale des proies. En d’autres termes, le poisson lion ne migre que lorsque son site de prédilection est complètement exempt de cible.

“Le poisson lion est l’envahisseur ultime,” affirme Ingeman, ajoutant que “chaque nouvelle chose que nous apprenons sur lui est une caractéristique supplémentaire à ce statut de super-prédateur, est il est aujourd’hui clair qu’il chassera ses proies jusqu’à les décimer complètement”.

lionfishStatistiquement, des expériences menées amènent les scientifiques à conclure que le poisson lion exerce sur les récifs une prédation quatre fois plus efficace que les prédateurs endémiques. Si l’on pouvait espérer une auto-régulation des populations de poissons lions selon des schémas connus, il s’avère que là encore, le super-prédateur déroge aux règles établies. Il s’adapte à une grande diversité de milieu, est naturellement protégé par des dards empoisonnés, ne semble pas sensible à la nécessité de migrer vers des espaces de chasse plus “facile” tant il est efficace, se reproduit très rapidement et ingurgite tout type d’espèces de poissons de récif.

Pour Ingeman, il faut aujourd’hui compter sur la capacité d’adaptation et de mutation des proies du poisson lion pour espérer que la biodiversité en atlantique ne soit pas mise à mal sérieusement.

L’invasion semble avoir débuté dans les années 80, la zone de répartition du poisson lion en atlantique couvre un espace aujourd’hui plus vaste que les Etats-Unis et l’on estime qu’il pourrait venir à bout à terme de 90% des espèces endémiques.

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Par Igor Rembotte août 25, 2014 08:14
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