Valls à l’AFP: pas de régularisation de sans-papiers sous la pression

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Par Autre 13 Jan 2013 02:16

Valls à l’AFP: pas de régularisation de sans-papiers sous la pression

© Fondapol Interrogé par l’AFP, le Ministre de l’Intérieur Manuel Valls campe sur ses positions : l’application stricte des critères de régularisation des sans-papiers.

Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a exclu vendredi de régulariser des sans-papiers sous la pression, alors que se multiplient les occupations de bâtiments par des étrangers en situation irrégulière qui demandent des titres de séjour.

“Nous n’allons pas régulariser 50, 100, 200 ou 300 dossiers parce qu’il y a une action des associations”, a-t-il ajouté. “Il y a des règles, elles doivent s’appliquer”, a-t-il dit.

“Je lance un appel à la responsabilité, y compris sur l’action des associations”, a-t-il insisté, alors que des sans-papiers, dont certains en grève de la faim depuis 71 jours, ont investi vendredi la mairie de Lille.

Une trentaine de sans-papiers occupaient de leur côté la Bourse du travail de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). D’autres s’étaient installés pendant quelques heures mercredi dans l’église de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), après des mouvements similaires à Paris à la nonciature, au siège du PS et dans un centre des impôts notamment.

“Les associations, dont je peux comprendre l’engagement, veulent une régularisation massive. Avec ce gouvernement, elle n’aura pas lieu”, a affirmé M. Valls.

En revanche, “les dossiers doivent être examinés” si les cas des sans-papiers entrent dans les critères fixés dans une circulaire le 28 novembre (5 ans de présence sur le territoire, des enfants scolarisés depuis trois ans, etc.), a-t-il assuré.

Plutôt réservées après l’arrivée de la gauche au pouvoir, les associations de défense des étrangers se montrent plus critiques envers le ministre de l’Intérieur depuis la publication de cette circulaire.

La Ligue des droits de l’Homme (LDH) a ainsi rendu publique vendredi une lettre à M. Valls, dans laquelle elle lui demande de changer de cap en matière d’immigration pour se démarquer de ses prédécesseurs de droite.

Outre cette circulaire, qu’elle juge trop restrictive, la LDH dénonce la poursuite des éloignements forcés d’étrangers. Selon le ministère, il y a eu environ 35.000 expulsions en 2012, un record historique.

AFP

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Par Autre 13 Jan 2013 02:16