Daniel Gibbs: 40 jours à l’Assemblée, première rencontre à Matignon, première question au gouvernement

Sxminfo Antilles
Par Sxminfo Antilles 3 Août 2012 00:02

Le député de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy a interpelé pour la première fois le gouvernement, mardi 25 juillet, lors de la dernière séance des questions d’actualités de la session.

Entretien avec Daniel Gibbs, premier député de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, élu le 16 juin dernier.

Le Journal de Saint-Barth :  Le 25 juillet, comme les autres parlementaires des outre-mer, vous avez été reçu à Matignon par le premier ministre, Jean-Marc Ayrault.

Comment s’est passé ce premier contact ?

Daniel Gibbs : Cette réception à Matignon était l’occasion pour le premier ministre de réunir l’ensemble des parlementaires ultramarins.

J’avais, une semaine auparavant, assisté à l’audition publique, en commission des Lois de l’Assemblée, du ministre des outre-mer. Cette réception à Matignon était le prétexte, pour MM. Ayrault et Lurel, de redonner la feuille de route du gouvernement en matière de politique outremer.

Comment jugez-vous les dispositions du nouveau gouvernement à l’égard des outre-mer ?

Je veux voir dans la création d’un ministère des outre-mer de plein exercice, dans la nomination d’un référent outre-mer dans chacun des cabinets ministériels ou encore dans la mise sur pied de délé- gations parlementaires spécifiques au Sénat et à l’Assemblée, une volonté du gouvernement Ayrault de se donner les moyens d’impulser une politique volontariste en faveur de nos territoires. L’élu ultramarin que je suis ne peut que s’en féliciter.

Lors de son discours, Jean Marc Ayrault a indiqué s’être déjà penché sur les conditions du redressement financier de Saint-Martin et, concernant Saint-Barthélemy, a promis d’accompagner notre Collectivité dans ses relations avec l’Union européenne, en tant que PTOM. Ces engagements vous suffisent-ils ?

Ces deux points n’ont été que lapidairement abordés par le premier ministre et le ministre des outre-mer : l’Etat devrait débloquer 18 millions d’euros pour Saint-Martin… que la Collectivité devra rembourser sur six ans. On est donc plus dans une logique de «coup de pouce» ponctuel que dans un projet de relance économique digne de ce nom… Quant à Saint-Barthélemy, le premier ministre a effectivement promis de suivre la Collectivité dans son évolution européenne, sans toutefois entrer dans le détail.

Ces «engagements» ne me suffisent donc pas, loin s’en faut, mais je veux y voir une prise de conscience du gouvernement quant à certaines des problématiques de notre circonscription.

Que vous inspirent les pistes de travail mises sur la table par Victorin Lurel en matière de lutte contre la vie chère dans les territoires ultramarins (voir plus loin)?

La lutte contre la cherté de la vie en outre-mer a été impulsée par le gouvernement sortant au lendemain du mouvement social né en Guadeloupe : M. Lurel marche donc sur ces traces et c’est très bien, puisqu’il reste énormément à faire en la matière. J’attends, début septembre, pour me prononcer, les résultats de la première synthèse qui doit servir de cadre à la conférence pour l’Outre-mer et surtout de base au projet de loi qui sera débattu par le Sénat début octobre.

Pensez-vous que certaines de ces pistes pourraient avoir des répercussions à Saint-Martin ou Saint-Barthélemy ?

Ces réflexions ne sont aujourd’hui que des pistes de travail.

Il ne suffit pas de dire que l’on veut détricoter les mécanismes de la cherté de la vie en outre-mer pour régler un problème aussi dense et complexe. Encore une fois, j’attends de voir les résultats de la concertation et le projet de proposition de loi.

Il n’y a aucune raison cependant que des dispositions favorables au développement des outre-mer échappent à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin.

Lisez la suite en téléchargeant le fichier PDF ci-dessous.

Source: Journal de Saint-Barth

Journal986.pdf

Sxminfo Antilles
Par Sxminfo Antilles 3 Août 2012 00:02