PRESIDENTIELLES 2012: A J-2, François Hollande n’attend pas de “délai de grâce” en cas de victoire

F. LETUVEE
Par F. LETUVEE 4 Mai 2012 07:30

PRESIDENTIELLES 2012: A J-2, François Hollande n’attend pas de “délai de grâce” en cas de victoire

François Hollande garde une avance selon les derniers sondages, même si l’écart avec Nicolas Sarkozy se resserre dans la dernière ligne droite. Photo: EPA MAX PPP

Avant leurs derniers discours publics, François Hollande et Nicolas Sarkozy ont chacun donné leur analyse de cette fin de campagne à la radio. Le premier a évoqué l’après-élection, se refusant à imaginer le moindre “état de grâce s’il est élu”. Le second, quant à lui, prévoit un scrutin au coude à coude.

Dernier jour de campagne. Les deux candidats participeront chacun à leurs dernières réunions publiques. Le président-candidat doit se rendre aux Sables d’Olonne en Vendée. Son rival socialiste est attendu en Lorraine, haut lieu de la sidérurgie où Marine Le Pen a recueilli près de 24% des voix au premier tour. François Hollande doit faire un discours à Forbach à 14h15 avant de se rendre à Périgueux en fin d’après-midi.

François Hollande n’attend pas de “délai de grâce” en cas de victoire

“Je n’ai pas de délai de grâce, c’est à dire que tous les choix que je devrai faire devront être justes et cohérents”, a prévenu le candidat socialiste ce vendredi matin au micro de RTL. A l’idée d’occuper la fonction de président, François Hollande reconnaît une certaine “appréhension”. “Je sais ce qui m’attend”, a-t-il précisé pour expliquer ce sentiment. Il a également jugé le quinquennat de son adversaire. Selon lui, Nicolas Sarkozy “a commis ses erreurs, ses fautes”, notamment “le paquet fiscal voté dans l’été qu’il a traîné tout au long de son quinquennat” ainsi que “les injustices qui lui ont coûté fort cher, les erreurs de choix de personnes, d’attitude, de connivence” qu'”il a aussi assumées pendant les cinq ans de son mandat”.

Sur un tout autre sujet, François Hollande a exprimé sa volonté de permettre aux automobilistes de récupérer plus rapidement leurs points sur leurs permis grâce à un “accompagnement”. Sans faire de concession sur la sécurité, il a tenu à indiquer qu’il ne cherchait pas “quelques suffrages” supplémentaires avec une telle annonce.

Par ailleurs, interrogé sur des photographies publiées dans le magazine VSD le montrant en train de faire ses courses, le député de Corrèze s’est défendu de toute mise en scène. Il a raconté qu’un photographe l’avait surpris dans une épicerie et ajouté : “je fais mes courses et personne ne les fait à ma place”, regrettant dans une certaine mesure l’aspect protocolaire de la fonction présidentielle.

Pour Nicolas Sarkozy, l’élection “se jouera à très peu de choses”

De son côté, Nicolas Sarkozy s’exprimait ce vendredi au cours de l’émission matinale d’Europe 1. Il y a prédit une forte mobilisation des électeurs dimanche. “Je sens une mobilisation comme jamais je n’en ai connue depuis que je me suis engagé dans la vie politique”, a-t-il confié. Pour le président-candidat, l’issue du scrutin “se jouera à très peu de choses” entre son adversaire et lui. Pour l’heure, si l’écart se ressert dans les derniers sondages, François Hollande en ressort encore gagnant avec entre 52,5% et 53,5% des voix.

Interrogé par des auditeurs sur sa position vis-à-vis du Front national, le candidat de l’UMP a taclé “la PME familiale Le Pen”, estimant que la fille ne se démarquait pas de son père. “J’ai toujours été opposé, je continuerai à y être opposé”,  a martelé Nicolas Sarkozy, dissociant le parti frontiste des électeurs auxquels il s’est clairement adressé entre les deux tours. Concernant Marine Le Pen et son père, il a précisé : “Je ne partage pas un certain nombre de leurs valeurs tenant sur la priorité nationale, l’immigration zéro ou les bonnes blagues de M. Le Pen qui, moi, ne m’ont jamais fait rire”.

François Fillon ne comprend pas la décision de François Bayrou

Le choix, personnel, de François Bayrou de glisser dimanche un bulletin Hollande dans l’urne, a surpris le Premier ministre. Pour François Fillon, il est même “incompréhensible”, a-t-il déclaré sur France Inter. Le chef du gouvernement a indiqué avoir discuté du scrutin avec le chef de file des centristes et évoqué avec lui “l’avenir du pays, la question de la dette, la question du programme économique de François Hollande”. Selon François Fillon, cette décision du représentant du MoDem “est contraire à tout ce qu’il a dit pendant sa campagne”.

Source: latribune de Marina Torre (avec agences)

F. LETUVEE
Par F. LETUVEE 4 Mai 2012 07:30