ST MARTIN: Génération Solidaire a fait son premier pas hier soir sous le silk cotton tree

Rédaction
Par Rédaction octobre 13, 2011 12:51

ST MARTIN: Génération Solidaire a fait son premier pas hier soir sous le silk cotton tree

C’est devant un parterre de journalistes, d’amis, de curieux, de critiques que Génération Solidaire a annoncé officiellement sa création en ce soir de pleine lune à Friar’s Bay sous le silk cotton tree cher à Ruby Bute, la Peintre, hôtesse de cette soirée.
Sous le signe évident de la simplicité et de la proximité, sans façon ni pupitre, Marthe Ogoundélé Tessi et Louis Jeffry ont posé les jalons de ce nouveau groupe politique (We Party).

 Speach de Louis Jeffry :

Pourquoi Génération et Solidaire ? Louis Jeffry : « Génération parce qu’il EST le temps de la relève. Pour adapter la classe dirigeante aux défis de notre époque. Parce que nous ne devons pas faire pire que nos ainés, nous devons faire de la politique avec plus de conviction, avec plus d’éthique, avec plus de réalisme ! Il y a des choses que l’on ne demande plus à ses parents… il n’y a des choses que je ne demande plus à certains parce que je considère que je n’ai pas à me battre contre eux, je ne suis pas en compétition, je prends mes responsabilités…   Solidaire parce que c’est notre héritage, un héritage Saint Martinois pour que toutes les communautés vivent en paix la valeur oubliée de mieux vivre ensemble, il y a quelque chose à retrouver pour que la contribution de toutes les communautés soit une réalité. Il faut des leaders mais un leader cela ne se décrète pas, on n’est pas leader parce qu’on le décide mais parce que cela se vérifie ; la question du leadership ne se pose pas, nous souhaitons mettre une EQUIPE en place… Génération Solidaire pour ne pas succomber au culte de la personnalité et tomber dans la dérive égocentrique. C’est l’apprentissage de la collégialité, ce qui importe c’est le groupe, c’est en travaillant que naturellement émergeront les leaders… »

crédit Photo Igor Kratchenko

Une conception nouvelle du choix du candidat !  Le postulat de la personnalité sur laquelle on échafaude  l’image d’un groupe politique est révolue au regard du groupe Génération Solidaire :

L. Jeffry : « Je suis vice président depuis 4 ans et sénateur suppléant, pour autant il ne revient pas qu’à moi de décider quelle mission je dois remplir… Nous sommes ‘au service’, nous nous portons ‘volontaires’ et le groupe choisira, comme la population! Je ne m’étais jamais exprimé à ce sujet dans la presse jusqu’à ce jour: c’est le groupe qui choisit la tête de liste, pour installer un président, des vices présidents, des conseillers territoriaux et un sénateur en 2014, il y a de la place et des fonctions pour tous celles et ceux qui veulent travailler pour Saint Martin. Soyons très clairs, Marthe et moi ne nous sommes pas répartis les postes (…) même si nous avons des profils différents, je suis candidat à l’élection présidentielle, comme Marthe également, Génération Solidaire choisira en février prochain qui sera la tête de liste, Marthe, moi ou quelqu’un d’autre du groupe… Il faut éviter de laisser à ceux qui l’ont décréter qu’ils s’approprient le pouvoir ! ».

On peut donc en conclure que le groupe Génération Solidaire proposera un camaïeu de personnalités dans la grande pluralité ethnique culturelle et sociale même si hier soir aucun nom de cette liste n’a été présenté mais augure d’après les propos de L.Jeffry d’une ‘concentration large que le groupe souhaite EXEMPLAIRE’. L’idée du CHOIX étant prépondérante et celle de la réflexion sur la conscience intime largement prônée par L. Jeffry : « Lorsqu’on fait des choix personnels pour des choses très importantes, on prend le meilleur (…) ; il s’agit de la destinée de Saint Martin, les décisions du choix ‘amis, copains, famille’ ne se posent pas car la vraie question est plutôt : qui est prêt à diriger ? A être un leader capable, souhaitant travailler avec tout le monde en dehors des querelles de clans et d’intérêts personnels ? Nous essayons de travailler avec le plus grand nombre, ainsi on nous affuble d’alliances qui n’existent pas parce que certains préfèrent mettre des cloisons entre les hommes et penser pouvoir travailler avec eux le lendemain, cela n’est pas possible. Jusqu’à présent, à la demande du Président, j’ai souhaité accomplir ma mission quant aux portefeuilles dont j’étais en charge. Cette mission n’était pas d’être subordonné à Frantz Gumbs, ce n’est pas parce que je l’ai accomplie que je ne suis pas critique à l’égard des choses qui se passent. Si nous avons un devoir de réserve, le temps est venu pour la critique, pas celle des hommes, mais des moyens et des méthodes. Nous en proposerons le soir de la présentation du programme, ce soir n’est que la présentation générale…Notre expérience a été utile dans  la réalité du terrain, entendre la souffrance de ceux qui craignent ne pas être entendus, ou oubliés, qui ont peur que leurs amis à l’intérieur de la collectivité soient oubliés ! Nous voudrions leur dire : Ne votez pas pour un ami, ne votez pas pour un copain, ne votez pas pour quelqu’un de votre famille, votez pour ceux que vous pensez être les meilleurs pour St Martin. Le grand changement commencera par cette attitude, cet état d’esprit qu’il faut que nous changions ; que nous arrêtions ces tentatives clanesques de vouloir en permanence ramener tout à des familles! Prenons l’habitude de ne pas raisonner en noms de familles, pensons aux Meilleurs et nous apprendrons à faire les bons choix pour St Martin et discernerons quels sont ceux qui ont les meilleures cartes en main pour présider à la destinée de ce pays.  Si vous voulez connaître qui sont ceux qui ont la faculté de rassembler, reprenez les articles de presse et faites vos conclusions».

Quelques mots brièvement ont été prononcés sur le relief politique actuel se dessinant comme un ‘statu quo’ récurrent de la part d’un ‘leader auto proclamé’ dans ‘son parti’ qu’il considère comme ‘sien’ (l’UP). A ce titre Génération Solidaire préfère définitivement l’attitude démocrate et républicaine du choix citoyen dans un groupe où « il y a des ressources volontaires capables d’assumer, prêtes à servir (…) ; l’élection de Mars est la plus importante de ces 5 prochaines années, voire des 20 à suivre car si nous faisons les mauvais choix, des conséquences graves impacteront ces années à venir. Nous n’avons plus les moyens de gaspiller encore une Génération ! Un seul homme ne pourrait venir à bout des problèmes qui affectent actuellement Saint Martin, il faudra être nombreux et solidaires pour parvenir à un résultat probant. » (L. J)

 Speach de Marthe Ogoundélé Tessi :

crédit Photo Igor Kratchenko

C’est une guerrière ! Son langage est sans arrêt ponctué de ‘je me bas’, ‘je dois me battre’. Marthe a compris que si les femmes ont enfin gagné la bataille de la parité, la guerre n’est pas finie dans ce système masculin ! Elle encourage vivement (et le mot est pastel) toutes les femmes à s’impliquer dans la vie politique sans se cantonner à des schémas définis par la ‘société’. La politique c’est sa vie, c’est Elle, pas une partie extérieure à Elle mais tout son tissu humain. Elle a renoncé à devenir le ‘béni oui oui’ de ses coreligionnaires politiques. Son parcours n’a pas été interrompu par le choix d’un autre mais le sien propre, mettant fin également aux ‘privilèges’ de confort qu’elle aurait pu conserver… Marthe Ogoundélé Tessi est une femme sincère et honnête, indépendante et intègre, capable,  de par sa formation, son expérience, sa culture du terrain. (10 années d’expériences politiques actives). Elle a un beau palmarès, en est légitimement fière et compte mettre tous ses atouts pour jouer un rôle essentiel lors des prochaines échéances. Marthe est candidate à la présidence de la collectivité et veut défendre des projets d’intérêts généraux, conserver ses convictions fortes, les valeurs républicaines et démocratiques. Se battre pour le respect de La Femme en politique, pour que celle-ci s’inscrive sur l’échiquier local et brigue légitimement les postes les plus élevés à Saint Martin…

Marthe Ogoundélé Tessi :

« Après mon choix aux dernières élections présidentielles territoriales, j’ai dû tirer les conclusions qui s’imposaient. J’ai donc quitté la vice présidence et toutes mes autres fonctions, je n’ai été ni ‘déchue’, ni ‘évincée’ comme certain l’ont laissé entendre mais j’ai quitté de mon propre chef  la vice présidence pour être logique avec moi- même. Je ne suis pas accrochée au confort comme certains. Je n’ai pas assuré la vice présidence sans assumer mes responsabilités. Je rappelle que l’implication des hommes politiques ne s’arrête pas seulement à la présence au Conseil territorial sans une participation réelle et active. Elle couvre aussi des actions menées auprès différents types de populations (…) ce sont ces actions fortes et discrètes qui sont politiques ! Malgré cela le bilan de mon année de vice présidence est positif :

La construction des établissements scolaires (école de Rambaud, Quartier D’Orléans, Sandy Ground

La mise en place de bourses pour les étudiants

La création de la soirée des Lauréats de SXM

L’organisation de la conférence sur la jeunesse

La programmation de la construction de la cuisine centrale

La programmation de la construction du restaurant scolaire du Lycée et Collège.

Les deux derniers projets ayant été largement soutenus par le gouvernement français…

Aujourd’hui je fais le constat suivant : l’image catastrophique de la collectivité de Saint Martin, la non maîtrise et mauvaise préparation des dossiers (yoyo fiscal, les immatriculations), le clientélisme et favoritisme, l’accaparation du pouvoir, une administration sans tableau de bord avec les indicateurs essentiels, pas de transparence, pas de lisibilité = des difficultés à piloter ! Nous vivons tous les jours le ‘fait du prince’ par le biais de son homme de paille… C’était le choix de la majorité de l’époque, que je respecte, mais dans une certaine mesure, c’est ce choix qui m’a placée hors jeu et m’a empêchée d’être publiquement active! En dépit de ces péripéties, j’ai gardé les portes ouvertes. Je n’ai pas signé de pacte, ni d’alliance, je n’ai pas changé de parti (malgré tout ce qui a été dit). J’ai aidé car j’ai fait en sorte que le quorum soit atteint pour que les différentes réunions soient réalisées. J’ai toujours imaginé qu’être élue signifiait travailler POUR et AVEC le peuple et non pour soi- même. Dans cet état d’esprit, j’ai fait un travail sur moi-même et je me suis rapprochée de quelques uns de la majorité dont Daniel Gibbs et Louis Jeffry, mon actuel colistier. Aujourd’hui je rassemble et continue à rassembler encore toutes les personnes sérieuses et de bonne volonté qui cherchent à s’impliquer, à aider : des jeunes, moins jeunes, femmes, hommes de tous les clivages politiques, de toutes les communautés, des acteurs sociaux, des décideurs du monde politique ou économique… Je crois qu’il nous faut également remettre les hommes au cœur de notre projet de société. Nous devons trouver d’autres chemins pour servir la population… Le jour J et  le choix du candidat pour la présidence ou la députation se dessinera au fur et à mesure de nos implications… Ce qui compte c’est que le projet soit fait POUR la population, une implication collective qui nous donnera toute la légitimité ; par notre travail d’équipe qui exige une méthode de travail, le respect de l’autre et la définition claire des rôles pour pouvoir fonctionner, c’est très important ! Ensemble nous serons plus forts pour aider Saint Martin à sortir de la crise, le changement est possible, nous devons y croire, donnons- nous tous les moyens pour relever ce défi ! ».

 JM

Crédit Photo Igor Kratchenko

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