33e RIMa : Assistance et soutien en cas de catastrophe naturelle grave à Saint-Martin

Octavi de Lloà
Par Octavi de Lloà juin 24, 2016 21:05

33e RIMa : Assistance et soutien en cas de catastrophe naturelle grave à Saint-Martin

A la suite de l’entraînement franco-néerlandais Hurex (Hurricane Exercice) qui s’est déroulé du 20 au 23 juin et qui associait les autorités civiles des deux parties de l’île et les forces armées des deux pays, une réunion a eu lieu mercredi matin à la préfecture des îles du Nord pour faire une présentation des aptitudes d’intervention du 33e RIMa lors d’une catastrophe naturelle.

Le chef de cabinet Emmanuel Effantin explique le fonctionnement de la gestion de crise à Saint-Martin en cas de catastrophe naturelle.

Une rencontre présidée par le chef de cabinet Emmanuel Effantin et qui s’est déroulée en présence, notamment, du colonel Thierry Provendier, commandant du 33e RIMa de Martinique, de différents officiers de ce régiment ainsi que d’officiels et de militaires néerlandais.

Présenter la plus-value que peut apporter l’armée en matière de gestion de crise à l’île de Saint-Martin était l’un des points présenté par Emmanuel Effantin. Le représentant de l’Etat a aussi abordé la gestion de crise en cas de déclenchement de plan Orsec (Organisation de la sécurité civile).

Trois niveaux de gestion de crise

En ce qui concerne la partie française de Saint-Martin, le premier niveau de gestion de crise est géré par la préfète Anne Laubies qui est la directrice des opérations de secours. Elle travaille en lien étroit avec la Collectivité qui est chargée de l’assistance et de la sauvegarde des populations.

« Toutefois, il peut arriver que face à un événement d’une ampleur particulière, nos moyens locaux soient limités. Dans ce cas-là, on a différents soutiens et le premier soutien c’est celui du SDIS (Service département d’incendie et de secours) de Guadeloupe », précise Emmanuel Effantin.

Le second niveau concerne un phénomène d’une plus grande ampleur, « on fait appel à d’autres moyens qui sont ceux du préfet de zone », comme cela c’était passé lors du passage du cyclone Gonzalo.

Lors d’une grande catastrophe, troisième niveau, « on peut faire appel à des moyens nationaux comme les pompiers, la sécurité civile, etc, qui viendront nous soutenir. Parallèlement, on peut aussi solliciter l’armée ».

La présence, cette semaine, de l’armée à Saint-Martin, « s’inscrit dans cette optique de coopération entre les autorités civiles et militaires, c’est-à-dire la préfecture et l’armée ».

Le capitaine Arnaud J. a fait une présentation détaillée de la composition et des missions du 33e RIMa.

Le régiment est déployé sur demande de la préfecture

Toujours dans un esprit de coopération, à la fois civilo-militaire et entre les armées française et néerlandaise, une présentation des moyens que le 33e RIMa est prêt à déployer en cas de catastrophe a été proposée par le capitaine Arnaud J., officier de logistique.

PowerPoint à l’appui, le capitaine J. a fait une présentation détaillée de la composition et des missions du 33e RIMa, « nous sommes un petit régiment, mais avec une capacité réelle de remplir des missions à la fois militaires et des missions de soutien aux populations ».

En période cyclonique, du mois de juin jusqu’à la fin du mois de novembre, « le régiment est particulièrement tourné vers le risque de catastrophe naturelle ». Le capitaine a tenu à préciser qu’en cas « de déploiement à Saint-Martin, nous n’agissons pas sur une réquisition militaire, mais sur une demande de Mme la préfète ».

Une coopération étroite avec les autres pays de la zone Caraïbe

Présentation sur le parking de la préfecture des moyens, en personnel, véhicules et matériel, mis en oeuvre en cas d’intervention dans le cadre d’une catastrophe naturelle.

Le patron du 33e RIMa, le colonel Thierry Provendier, a souligné que le régiment est également en mesure d’intervenir dans des îles étrangères, comme cela a été le cas à plusieurs reprises à Haïti. « C’est la raison pour laquelle on entretient beaucoup de relations avec les pays de la Caraïbe, de façon à savoir comment pouvoir mieux s’intégrer dans leur dispositif en cas d’intervention ».

Sainte-Lucie, la Dominique, la République Dominicaine, Antigua, etc, font notamment partie des pays avec lesquels le 33e RIMa entretient des relations, « mais également avec des pays un peu plus importants comme les Pays-Bas, le Canada, les Etats-Unis, bientôt la Grande-Bretagne, de façon à créer une sorte de reconnaissance régionale ».

La réunion s’est terminée par une présentation sur le parking de la préfecture des moyens, en personnel, véhicules et matériel, mis en oeuvre en cas d’intervention dans le cadre d’une catastrophe naturelle.

Photo une : Le lieutenant-colonel Samuel T., conseiller logistique, le colonel Thierry Provendier et le capitaine Arnaud J. posent devant le matériel d’intervention.

Octavi de Lloà

 

 

 

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