Birmanie : Aung San Suu Kyi remporte les premières élections libres

Autre
Par Autre 9 Nov 2015 00:53

Birmanie : Aung San Suu Kyi remporte les premières élections libres

Les élections législatives organisées ce week-end tournent en faveur de la Ligue nationale de la démocratie, le parti de l’opposante Aung San Suu Kyi.

Cette reconnaissance d’une défaite à ces premières élections libres de la part du gouvernement est tout à fait extraordinaire, estime en direct Alain de Chalvron, l’envoyé spécial de France 2 à Rangoun. “On se croirait dans une démocratie occidentale et non pas dans une dictature féroce qui a duré 50 ans. C’est vrai que pour les militaires, la défaite est carrément une bérézina. D’après les résultats actuels, ils n’auraient que quatre ou cinq sièges au Parlement. Dans la région de Rangoun, ils n’auraient qu’un seul siège”.

Le parti vainqueur reste prudent

Du côté d’Aung San Suu Kyi, on fait encore attention et on ne crie pas encore victoire. La “Dame de Rangoun” a dit qu’elle pouvait compter sur 70% des sièges. Elle ne peut pas devenir présidente du fait de la Constitution qui interdit en effet  l’accès à la fonction suprême à quiconque a des enfants de nationalité étrangère.
Or Aung San Suu Kyi  a eu deux enfants avec l’historien britannique Michael Vallancourt Aris (décédé depuis 1999): Alexander Aris, né en 1973 à Londres, et Kim, né en 1977 à Oxford. Tous deux ont la nationalité britannique. Cette clause, appelée 59f, a été intégrée lors de la réforme constitutionnelle de 2008 menée par la junte militaire. Elle aurait été rédigée dans le seul but de tenir AungSan Suu Kyi écartée de la présidence, explique The Economist (en anglais). La junte au pouvoir a refusé de revenir dessus depuis, ou de la soumettre à référendum.

Cette interdiction n’a pas empêché l’ancienne dissidente d’assurer devant la presse internationale qu’en cas de victoire, elle “dirigera le gouvernement” et “sera au-dessus du président” élu par les parlementaires.

Sources: FranceTvInfo

Autre
Par Autre 9 Nov 2015 00:53