Explications enjeux et programmes.
Partant du constat que les populations transplantées d’Afrique vers les Amériques (dont nous faisons partie et qui se comptent par millions) n’avaient pas et n’ont pas de langue commune, n’avaient pas et n’ont pas de culture commune, ni de religion commune, il s’avère en définitive qu’elles n’ont en commun qu’un bien précieux qui est le Tambour.
Il nous a semblé dès lors essentiel de valoriser cet instrument symbolique qui a connu diverses mutations, mais qui a traversé les océans, ainsi que le temps, puisque son actualité, sa vitalité et sa modernité sont désormais reconnues de tous.
Le tambour, outil de culture et d’identité, de résistance et d’émancipation a fortement contribué à la capacité de nos aïeux à surmonter le système esclavagiste et son cortège d’humiliations. Ailleurs, dans tout l’hémisphère sud, peuplé de populations qui ont souvent été confrontées à la colonisation, donc à une forme plus ou moins prononcée d’assimilation, le tambour a joué le même rôle de cohésion et d’affirmation d’une identité culturelle propre.
A l’évidence, le tambour qui plus que tout autre instrument véhicule des émotions et des messages qui parlent à l’âme de tout être humain, parvient à transcender les barrières de la langue et de la géographie. Quelque part la transplantation des hommes d’un continent à l’autre évoque le déracinement, puis l’enracinement, ce qui signifie qu’en emportant nos tambours ou en les reconstituant à l’arrivée, nous avons emporté et sauvegardé nos racines.
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