David Redor, toujours plus surprenant avec un triple marathon pour sa 37ème course de l’année !

Autre
Par Autre septembre 9, 2016 12:02

David Redor, toujours plus surprenant avec un triple marathon pour sa 37ème course de l’année !


Okie Trail Shuffle’s Sizzlin’ Sasquatch ou 3 marathons en 48 h et la victoire au bout de l’effort !

 Après avoir passé quatre jours à me reposer à Oklahoma City, me voici arrivé à la campagne dans un joli ranch où je vais loger le temps de ce weekend ultra chargé.

 Jour 1: samedi 3 septembre 2016

Je me réveille à 3h un peu fatigué car j’ai eu du mal à m’endormir. Je prends mon Immun’Âge® ce matin mais ne mange pas trop et prends juste un pur jus de fruit, une banane et c’est parti. Je me rends au départ situé à 40 minutes de route. C’est un marathon trail que nous allons courir aujourd’hui avec un challenge spécial pour ceux qui veulent tenter l’expérience de le courir trois fois en quarante-huit heures ! Un défi que je vais bien évidemment relever.

Je vais retirer mon sac et mon dossard puis me prépare. Il fait encore nuit et nous allons débuter dans l’obscurité. Je n’ai pas de lampe frontale mais la lampe à leds de mon téléphone devrait faire l’affaire. En voyant cela, Kathryn, une personne de l’organisation, se propose de me prêter sa lampe frontale. J’accepte volontiers car cela sera plus pratique. Nous sommes onze coureurs au départ et allons courir sept boucles de six kilomètres dans la campagne environnant ce magnifique ranch.

Le thème de cette course est le Sasquatch, sorte de Big foot légendaire apparaissant dans les récits des indiens de l’Oklahoma. J’aurai d’ailleurs droit à une photo avec lui et il passera le début de la course à nous faire peur dans les bois, comme dans le train fantôme à la fête foraine. 5h : Le départ est donné. Je pars prudemment car le trail n’étant déjà pas ma spécialité, la nuit cela se complique forcément. Le parcours est parsemé d’embûches : racines, cailloux, branches et autres troncs d’arbres constitueront les principales difficultés de cette course sans oublier un passage dans deux lits de rivière asséchés et également quelques bonnes côtes. On aura donc de quoi s’amuser ce weekend.

Je suis sur un rythme tranquille et profite de cette balade nocturne tout en étant très concentré sur mes appuis. Je passe au 5ème km en 34 minutes et en troisième position. Deux coureurs, apparemment habitués au trail, sont partis devant sans possibilité pour moi de pouvoir les suivre aujourd’hui. Derrière moi, l’allure est un peu moins soutenue et me voici tout seul dans le noir. Il fait très bon. La température est idéale pour courir et l’on entend tous les bruits de la nature et des animaux qui s’y promènent. C’est très sympathique. Je passe au 10ème km en 1h13min et au 15 ème en 1h55min. Je me sens bien sur ce petit rythme qui me permet de ne pas prendre de risque.

Le lever de soleil sur la campagne est magnifique et je vais pouvoir me débarrasser de ma lampe frontale. Nous croisons des coureurs du semi-marathon partis une heure après nous. Le 20 ème km est atteint en 2h37min et le semi-marathon bouclé en 2h47min. Je découvre maintenant au grand jour les difficultés du parcours et c’est vrai qu’il y en a quand même beaucoup, donc prudence et vigilance. Les passages dans les champs sont les plus faciles et les plus roulants car le chemin n’est pas trop chaotique. En revanche, les lits de rivières sont très difficiles à courir car ils sont remplis de cailloux dans tous les sens, de troncs d’arbres et de grosses racines à enjamber : c’est là que je perdrai le plus de temps. Et puis il y a ces côtes dont quelques-unes assez longues et pentues qui tireront sur les jambes au fur et à mesure des kilomètres.

A partir de la quatrième boucle, je courrai avec ma bouteille de Gatorade car je vais avoir régulièrement soif. J’arrive au 25ème km en 3h23mn et, à partir de ce moment, je sens mes jambes devenir très raides et j’ai de plus en plus de mal à bien les lever. C’est fort gênant quand on court un trail car on va effleurer de plus en plus les obstacles avec un risque de chute accru. Je vais donc faire attention. Mon rythme baisse mais cela ne revient toujours pas sur moi derrière : je ne suis donc pas mécontent pour un non spécialiste du trail. Je passerai les 30 km en 4h15 et les 35 km en 5h07. Le soleil donne très fort depuis un bon moment et, même s’il y a un petit vent qui nous rafraîchit et pas mal de passages ombragés, on ressent bien la chaleur.

Mon rythme chute lourdement en fin de course mais je ne suis pas tout seul à souffrir car je ne vois toujours personne derrière moi. J’arrive au 40ème km en 6h00 et je franchis la ligne d’arrivée en 6h27min23s (la distance est courue en 6h22min20s). Je finis donc à la 3ème place de cette course, pas mécontent du tout car j’ai assez bien assuré mes appuis et évité la chute.

Je me ravitaille, prends mon Immun’Âge® et reste un moment discuter avec les personnes de l’organisation. Je rentre prendre une bonne douche car nous avons soulevé énormément de poussière et j’en suis couvert de la tête aux pieds. Un petit repas et je m’endors d’un sommeil de plomb.

Jour 2 : dimanche 4 septembre 2016

Je me réveille vers 1h30 du matin et je ne sais pas pourquoi car je suis fatigué. J’ai donc largement le temps de prendre mon Immun’Âge®, puis mon petit déjeuner, et de préparer une tenue propre car celle d’hier a fait la guerre. C’est parti pour 40 minutes de route pour arriver au départ. Kathryn me prête à nouveau sa lampe. Je me renseigne auprès de l’organisation pour savoir combien de coureurs tentent les trois marathons et on me répond que nous ne sommes plus que trois. Je reconnais les deux autres et je sais qu’ils étaient derrière moi hier. Je me dis donc qu’il y a peut-être un coup à jouer pour la victoire finale si je gère bien mes deux dernières courses.

Je retrouve Vincent un coureur que j’ai souvent croisé cette année et qui a fait second devant moi sur les deux marathons du Montana. Il ne court pas sur les trois courses. Heureusement pour moi car il est plus rapide. Nous sommes dix-huit aujourd’hui à courir le marathon. 5h : Le départ est donné. Je pars dans un groupe de quatre coureurs dont Vincent. L’allure est soutenue et je sais que je ne pourrai pas la tenir très longtemps. Les trois autres coureurs étant nouveaux sur cette course, je me propose de prendre la tête pour leur signaler les passages dangereux ainsi que les embûches difficilement visibles en pleine nuit. Je ferai donc le premier tour en tête et laisserai partir ensuite deux coureurs que je ne reverrai pas. A ma grande surprise Vincent est loin derrière moi mais je pense qu’il accélérera quand il fera jour. Je passe les 5 km en 35min et les 10 km en 1h15mn et suis sur le même rythme qu’hier malgré la fatigue et les jambes plus lourdes. Encore un superbe lever de soleil sur la campagne, ce parcours est vraiment très agréable même s’il est pour moi assez dangereux. Le 15ème km est atteint en 2h03min. Je suis toujours en 3ème position, je ne vois toujours pas Vincent et surtout je ne vois pas mes deux autres concurrents, ce qui est de bon augure pour la suite.

Comme hier nous croisons les semi-marathoniens. Sur la première course, je ne m’étais pas bien rendu compte du nombre de montées mais j’ai pu les compter aujourd’hui : dix par boucle soit 70 au total. Le parcours passe donc de difficile à très difficile. J’arrive au 20ème km en 2h52min : Vincent me dépasse et m’éjecte du podium. Son rythme est un peu plus soutenu que le mien et je ne pourrai pas le suivre. Le semi-marathon est bouclé en 3h03min et les 25 km en 3h44min. Comme hier, le soleil donne mais le petit vent est toujours là et je cours toujours avec ma bouteille de Gatorade.

Malgré la fatigue, mes appuis ne sont pas trop mauvais et je n’aurai pas eu beaucoup d’occasions de tomber et c’est tant mieux. J’arrive au 30ème km en 4h34min et au 35ème km en 5h28min. Le rythme a lourdement chuté et c’est normal, mais surtout je n’ai pas pris de risque et je gère bien mon avance. Dernier tour, je dépasse mes deux concurrents, j’atteins les 40 km en 6h20min et je passe la ligne d’arrivée en 6h44min51s (distance parcourue en 6h42min13s) en 5ème position, un autre marathonien m’ayant doublé dans la seconde partie.

Je suis satisfait car il ne me reste qu’à gérer ma course demain, maintenir mes deux concurrents à distance et la victoire finale sera acquise. Je me ravitaille et prends mon Immun’Âge®, puis je vais rester un bon moment à discuter avec l’organisation, boire quelques bières et manger des hot dogs à l’ombre de ce soleil de plomb. Je leur demanderai un départ anticipé demain car je ne voudrais pas rater mon avion en milieu d’après-midi et cela me sera accordé. Je rentrerai prendre une bonne douche et je m’endormirai rapidement vers 17h30 encore une fois bien fatigué.

Jour 3 : lundi 5 septembre 2016

Réveil à 2h du matin, nouvelle tenue, mon Immun’Âge®,  une banane, un pur jus de fruit, et c’est parti. Nous serons sept coureurs au total sur le marathon. Ce matin, je pars à 4h avec R.J., un des organisateurs, qui décide de courir les 50 km aujourd’hui et un de mes deux concurrents. Je pars en tête et me retrouve très vite seul. Je sais que Vincent qui a aussi un vol à prendre est parti à 2h. Je le verrai en milieu de course. Je suis fatigué et peut-être pas très bien réveillé car lors du premier tour je manque de m’étaler une dizaine de fois ! Il faut que je me reconcentre au plus vite car une chute peut très vite arriver et me priver de la victoire finale. Il faut donc que je sois attentif car mes appuis sont forcément moins bons qu’au premier jour.

Je passe les 5 km en 42 min, les 10 km en 1h29min et les 15 km en 2h19min. Un soleil rouge sang se lève sur la campagne et c’est magnifique. Toujours personne derrière moi. Cela s’annonce bien pour moi. Ma foulée et mes appuis sont un peu plus sûrs maintenant, donc tout va bien. Je passe les 20 km en 3h09min et le semi-marathon est bouclé en 3h20min.

Je vois Vincent qui va bientôt terminer et qui prendra la première place de la course aujourd’hui. Il y a également moins de monde sur les autres courses aujourd’hui. Je continue ma balade campagnarde en restant concentré et arrive au 25ème km en 4h00. Je double un des deux concurrents qui est parti avec moi ce matin, il ne me reverra pas et ayant vu l’autre un peu plus tard sur un rythme inférieur, la victoire se profile à l’horizon. Cela me dynamise mais je dois rester impérativement focalisé sur mes appuis jusqu’au dernier mètre. Je passe les 30 km en 4h50min et les 35 km en 5h28min.

Dernier tour, j’y suis presque : l’idée de la victoire me transcende et je relance la machine. Je passe les 40 km en 6h28min et la ligne d’arrivée en deuxième position aujourd’hui en 6h52min04s (distance courue en 6h48min53s) et en vainqueur du classement général sur les trois courses sous les applaudissements de l’organisation et des spectateurs.

Un grand bonheur pour cette première victoire de l’année que je savoure avec deux bonnes bières en compagnie des organisateurs qui me remettent le trophée du Sasquatch. Je remercie tout le monde pour ce beau weekend end et dois prendre congé car j’ai encore ma douche à prendre et la route à faire jusqu’à l’aéroport d’Oklahoma City.

Cette course était très agréable, mais difficile, et d’autant plus pour un marathonien, mais je pense que les trailers de ce weekend ont dû se régaler.

Je vous donne rendez-vous samedi prochain dans le Minnesota.

Bonne semaine à tous.

David

http://www.david-redor.com

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Par Autre septembre 9, 2016 12:02
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1 Commentaire

  1. Wendy Pley sur Facebook septembre 10, 10:53

    Bravo à toi….

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