Marathon de Fayetteville & Fort Bragg : journée de fou pour David REDOR et son 14ème run

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Par Autre avril 4, 2016 08:45

Marathon de Fayetteville & Fort Bragg : journée de fou pour David REDOR et son 14ème run


Quelle journée de fou ! Dormi 3h, couru un marathon particulièrement difficile, roulé 150 kilomètres en voiture, pris 2 avions et enfin, arrivé à St Louis… Il est minuit quand je rentre dans mon lit !

Le marathon était très sympa mais difficile car beaucoup de montées et pour couronner le tout un vent à décorner les bœufs mais il faisait grand ciel bleu. Voici mon récit :

“Un marathon pas facile du tout à négocier après ma coupure caribéenne”.

5h15 le réveil sonne, dur dur car je n’ai dormi que 3h, je suis encore décalé au niveau sommeil mais l’envie de courir est bien là donc en avant! Le rituel habituel Immunâge® et petit déjeuner, je m’habille, plie les bagages et je prends ma voiture de location pour me rendre au départ situé à 5mn en voiture. Les rues sont barrées donc je dois me garer à 10 minutes à pied de la ligne de départ. J’ai pris dans mon sac de course que je laisserai au gear check toutes mes affaires (passeport, cb…) que je ne voulais pas laisser dans ma voiture dans laquelle je ne laisserai que ma valise dans le coffre. Une fois déposé le sac je me rends sur la ligne de départ, il fait frais et un léger vent souffle mais il va faire beau donc je ne m’inquiète pas mais cette fois je vais avoir tort!

La course qui est organisée avec l’armée est présentée par des militaires et l’hymne national est magnifiquement chanté par un officier. 7h c’est le départ, on attaque par un petit tour dans le centre de Fayetteville qui est tout petit puis direction Fort Bragg la fameuse base militaire.

Je démarre sur un petit rythme car je ne me sens pas encore dans la course : j’ai tellement voyagé et fais de choses cette semaine que je me sens déconnecté, mon esprit n’est pas encore concentré sur la course. Je trouve que je cours et ne respire pas très bien et il faudra 5 bons kilomètres pour remettre tout ça dans l’ordre. A partir du 2ème km nous entamons une succession de côtes assez pentues qui font baisser le rythme, je passe au 5ème km en 28mn. Nous passons dans des quartiers assez jolis où tout est très vert et bien entretenu.

A ce moment nous sommes encore à l’abri du vent, mais au 9ème km nous bifurquons de l’avenue où nous étions pour aller courir sur l’autoroute qui est fermé à la circulation et là quelle bonne surprise le petit vent frais que nous sentions légèrement au départ s’est renforcé et nous allons devoir l’affronter de plein fouet ou de trois quarts jusqu’au 27ème km!

Je passe au 10 kms en 58mn. Pour corser la chose l’autoroute qui nous mène à Fort Bragg se court en faux plat montant. Pendant 18 kms je revis quasiment le même enfer qu’au marathon de Virginia Beach il y a quinze jours, à la différence près qu’aujourd’hui il fait grand ciel bleu mais le soleil ne chauffe pas encore.

Les félicitations et encouragements de certains coureurs qui m’ont reconnu car ils ont couru la semaine dernière avec moi ne sont pas de trop pour me faire avancer. Le vent souffle vraiment très fort, il a couché quelques panneaux de course et nous arrivons à Fort Bragg au 15ème km que j’atteins en 1h35 ce qui n’est pas trop mal vu les conditions. A partir de là tout le reste de la course se déroulera dans la base militaire qui est vraiment immense.
Le contrôle d’identité est imposé à l’entrée pour tous les visiteurs, pour les coureurs nous avons du donner toutes les références de notre passeport aux militaires afin de pouvoir courir dans l’enceinte de la base. Au 16ème nous tournons à gauche mais les avenues dans la base sont très larges et à découvert et le vent se fait une joie de s’y engouffrer et tourbillonner et nous l’aurons sur cette partie souvent de trois quarts avant droit. J’arrive aux 20 kms en 2h05mn et le semi est passé en 2h13 ce qui n’est pas trop mal mais je sais que le rythme va encore chuter car voici deux côtes bien raides qui se présentent l’une derrière l’autre, je les marcherai (comme tout le monde d’ailleurs) car je ne veux pas m’épuiser pour rien.

Il fait moins froid maintenant mais le vent reste frais et cisaille toujours les jambes et j’arrive aux 25ème km en 2h43mn, le rythme a dégringolé mais mes articulations ne se plaignent pas pour l’instant, je ne me fatigue pas et je suis encore bien lucide donc je vais gérer la suite comme ça. Ce n’est qu’à partir du 27ème km que nous aurons le vent dans le dos ou de trois quart arrière, je n’accélérerai pas pour autant et garderai mon petit rythme afin de préserver la machinerie. Tout est très bien entretenu sur cette base, les décors sont très jolis, il y a beaucoup de verdure, les militaires sont dans l’ambiance et nous encouragent tout en s’occupant impeccablement de notre sécurité et du trafic. Je passe au 30ème km en 3h23 et au 35ème en 4h07.

Un coureur me reconnaît et me dit que j’ai l’air bien après 14 marathons et qu’il faut que j’aille au bout du challenge, que c’est extra! Je le remercie et continue à profiter du décor, prendre des photos, faire des vidéos tout ça sans trop me faire mal.

On approche de la ligne d’arrivée, j’entends la musique au loin. Le quartier est résidentiel, les maisons sont superbes et les rues très fleuries, avec le temps (et le vent dans le dos) c’est parfait! Je passe tranquillement la ligne d’arrivée en 5h 17mn 40s. La médaille nous est passée autour du cou par des officiers en uniforme, la grande classe! La médaille est aussi magnifique que le marathon était difficile.
Je ravitaille sur l’aire d’arrivée, discute avec des coureurs qui viennent me féliciter et m’encourager puis je me dirige vers les navettes qui me ramèneront en centre ville.

Ce marathon était vraiment sympathique et plaisant mais vraiment difficile car le parcours n’est pas très roulant du fait de la présence de nombreuses côtes et faux plats. Avec le vent c’était la totale mais encore une fois on ne peut en vouloir à personne et ce coup-ci on avait quand même le ciel bleu et le soleil.

A l’heure où je vous écris ces mots, j’ai roulé 150kms, pris deux avions et viens d’arriver dans ma chambre d’hôtel à Saint Louis à minuit! Je pense que la journée était bien remplie et que j’ai bien mérité une bonne nuit de sommeil complet.

Je voudrais encore remercier Stéphane, Yoan et Florent pour la superbe soirée qu’ils avaient organisée mercredi soir à Saint Martin. Du grand art les amis merci infiniment!

Je vous dis à dimanche prochain pour un marathon en ville à St Louis. Bonne semaine.

David

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Par Autre avril 4, 2016 08:45
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1 Commentaire

  1. Fabrice avril 4, 22:48

    Toujours un plaisir de te lire. CA nous permet de vivre sans la souffrance cet exploit
    Allé crazy

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