Carbets de la Baie Orientale : pour Guillaume Arnell « il faut rétablir un certain nombre de vérités »

Anne Ceffrey
Par Anne Ceffrey  27/02/2016 - 17:32 

Carbets de la Baie Orientale : pour Guillaume Arnell « il faut rétablir un certain nombre de vérités »



Le sujet fait polémique depuis plusieurs mois et certains occupants des carbet de la Baie Orientale avaient même organisé une réunion avec la presse la semaine dernière. Cette fois c’est au premier vice-président de la Collectivité, Guillaume Arnell, d’apporter ses réponses.

Lors d’une conférence de presse pour présenter le nouveau stationnement en zones bleue le premier vice-président Guillaume Arnell est revenu longuement sur la situation des carbets de la Baie Orientale. Il a d’abord tenu à faire un court historique et a rappelé que c’est le maire Albert Fleming qui avait « donné la Baie Orientale à des Saint-Martinois contre de petits loyers » et a déploré qu’à partir de ce moment là certains ont sous-loué ces emplacements.

La Collectivité a décidé de redonner une nouvelle vie au lieu après le cyclone Gonzalo qui avait bien détérioré l’île. De plus la Baie Orientale a toujours été une zone de forte activité.

Guillaume Arnell a affirmé que tous les occupants et la Collectivité s’étaient rencontrés et mis d’accord sur le futur projet. La Collectivité a tenu à mettre en place des AOT (autorisation d’occupation temporaire) pour mettre fin à la sous-location, « ne rien faire c’était dans un sens cautionner ces sous-locations » a ajouté le vice-président.

La première évaluation de 2,5 millions d’euros a été largement dépassée, ce qu’a regretté Guillaume Arnell : « il est temps d’arrêter les avenants systématiques et être capable de chiffrer correctement ». Les carbets ont coûté au total 3,3 millions d’euros et il a fallu trouver des solutions pour financer cette augmentation. Le vice-président a également expliqué que les occupants avaient accepté de perdre la basse saison pour gagner une haute saison dans des conditions optimales.

Pas de problèmes particuliers avec les boutiques, watersports et leurs occupants. En revanche, du côté des restaurateurs, ça coince ! Et pour différentes raisons. La première évoquée par Guillaume Arnell est l’impossibilité, selon les restaurateurs, d’installer un bar à l’intérieur. « Nous avons donc accepté l’installation de bars à l’extérieur à conditions qu’ils soient identiques pour conserver une certaine harmonie. Mais cela a créé un premier problème car personne n’a respecté cette demande ».

En ce qui concerne les loyers, problème principal de ces carbets, une mise au point a été faite par le vice-président : ils étaient, à l’époque d’Albert Fleming, de 450/500€ et sont aujourd’hui passés d’abord à 2500€ puis à 2200€ après décision du Conseil Exécutif. Guillaume Arnell déplore que certains se plaignent de ces montants alors que certains ont signé sans problèmes et regrette que personne n’ait de « bilan à présenter » pour prouver que cette somme est trop élevée.

Ces loyers peuvent s’expliquer par la classification touristique effectuée avec Pinel comme point central avec les loyers les plus élevés et des tarifs dégressifs de la Baie Orientale à Mont Vernon et Grand Case… « Aujourd’hui tout le monde doit participer à l’effort de redressement » explique Guillaume Arnell qui ajoute qu’une « liste de 80 personnes prêtes à payer ces loyers, voir plus » existe mais que « la priorité a été donnée à ceux qui exploitaient avant ».

En ce qui concerne les avertissements de certains occupants d’aller jusqu’à descendre dans les rues, Guillaume Arnell ne voit pas l’intérêt d’aller jusqu’à la et ajoute « il faut inculquer à population que l’identité Saint-Martinoise doit montrer l’exemple. C’est à nous de créer le territoire ! ». Finalement, le vice-président estime que « toute cette agitation mérite un bémol, sur 30 occupants 3 nous font la guerre ».

Il termine cette conférence de presse en évoquant les finitions aux carbets qui vont être effectuées par la Collectivité et les entreprises. Pour le reste « les travaux sont conformes à ce qui a été commandé et présenté aux occupants ». L’entretien de cet espace revient à la Collectivité qui doit encore investir pour la route et l’éclairage par exemple, « une fois que nous aurons pu récupérer un peu d’argent ».

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Par Anne Ceffrey  27/02/2016 - 17:32 
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