5 ème Run pour David REDOR : “Run Forrest Run”

Rédaction
Par Rédaction janvier 31, 2016 23:09

5 ème Run pour David REDOR : “Run Forrest Run”


Un marathon “moyen” pour David, manque d’ambiance et nature monotone… C’est la première impression qu’il nous témoigne après son 5ème run aux USA de notre sportif saintmartinois…

Mais c’est surtout pratiquement 10% du défi lancé par notre “crazy dave” et son récit vous plonge tout de même à l’interieur du “boulot” qu’il a fait, une fois de plus !
On dit simplement ceci : David ! Tu es un grand malade et on est tous avec toi…. Bravo et bon courage pour le 6ème Marathon, qui aura lieu week end prochain, dans la vallée de la mort.. Rien que ça…

Récit de David (Crazy Dave) “Run Forrest Run”

5h15 le réveil sonne, je trouve que je n’ai pas assez dormi, je suis légèrement fatigué. C’est ma faute j’aurais du me coucher plus tôt, peut-être l’euphorie d’avoir passé une bonne journée hier?

Je prends mon Immunâge puis un petit déjeuner léger, céréales, pur jus de fruit et je m’habille. J’essaie ma 3ème et dernière tenue, aujourd’hui c’est orange fluo et noir!

6h je quitte ma chambre, il fait un peu frais mais pas trop, je monte dans ma jolie Fiat 500 de location et direction Gulf Shores en Alabama, la patrie de Forrest GUMP, qui se situe à 39 miles d’ici. Il n’ y a personne sur la route, j’y arrive donc en 53 minutes. On est à 1h du départ, je sors prendre la température, c’est presque parfait pour courir, il y a juste le vent de la mer qui souffle bien et qui est assez frais, on verra bien. Je reste au chaud une demie heure dans la voiture puis je vais déposer mon sac au gear check, un petit pipi et je commence à m’échauffer.

7h55 l’hymne américain est chanté en présence de nouvelles recrues de l’aéro naval (et oui Pensacola est le berceau de l’aéro naval américaine). 8h le départ du semi marathon est donné. 8h05 c’est parti pour nous, nous ne sommes pas nombreux moins de 200 à vue de nez.

Je pars sur un rythme de 10,5/11kmh, on fait un petit tour dans le quartier et à partir du 2ème kilomètre on se retrouve sur une piste cyclable dans les pins et ce sera comme ça jusqu’au 30ème kilomètre avec faux plats, petites côtes et interminables lignes droites le tout sur un revêtement qui accroche énormément les chaussures. Je me serais cru au marathon des villages du Cap Ferret! En avant donc pour une promenade en forêt, je garde mon rythme et je passe au 10 kms en 58 minutes, au 13ème les semis marathoniens nous abandonnent et l’on se retrouve bien éparpillés. Des panneaux indiquent la présence d’alligators, effectivement il y a des bayous de chaque côté. Ce n’est pas le moment de faire une sortie de piste!

J’aurai quand même droit à quelques “Go Crazy Dave, congrats, good job” même si l’on est pas très nombreux et ça fait toujours plaisir.

Au 15ème km on effectue un demi tour et les grandes lignes droite s’enchaînent, je garde la cadence, je passe au 20km en 2h01mn et au semi en 2h08 (1 minute de plus qu’à Miami) pourtant je trouve le temps plus long dans ma tête, c’est normal car il n’ y a personne au bord de la piste donc aucune ambiance. Je vais donc gérer tranquillement la seconde partie de course en alternant course et marche dans certaines côtes casse pattes et dans les longues, très longues lignes droite. 

Pour couronner le tout, les ravitaillements sont trop légers, il y a du Gatorade qu’une fois sur deux voire sur trois, rien à manger non plus alors que ce matin avant le départ il y avait un vrai buffet avec tout ce qu’il fallait.

A partir du 25ème kilomètre le soleil fait quelques percées mais ne chauffera pas car le vent marin souffle toujours et on l’a parfois de face ou de côté.

Au 30ème kilomètre, on abandonne définitivement la piste cyclable forestière pour retomber sur la bande cyclable d’une quatre voies. Seuls les cônes nous séparent des voitures, c’est très moyen, je n’aime pas beaucoup ça car il suffit qu’une voiture fasse un écart ou un taré qui n’aime pas les marathoniens (ça s’est déjà vu!) et hop t’es dans la boîte comme on dit, d’autant que les voitures viennent de derrière. Cela va durer 3 kilomètres le temps d’une monstrueuse ligne droite (voir photo) et l’on bifurque sur la droite pour une petite boucle sur une route entièrement barrée cette fois.

Un dernier demi tour au 37ème kilomètre et l’on retraverse la 4 voies pour la ligne droite finale vers la ligne d’arrivée que je franchi en 5h 22mn 28s avec pas beaucoup d’ambiance car ça souffle pas mal en bord de mer. On me passe ma médaille autour du coup et je me dirige vers l’aire d’arrivée où là il y a une vraie ambiance, concert rock, buffet, bière, boisson et en plus cheeseburger ou pizza frites! On dirait que l’organisation s’est spécialisé dans l’avant et l’après course.

Je bois une bonne bière, mange une petite pizza et quelques frites puis je me dirige vers la voiture car il est 14h et je dois la ramener pour 15h, je serai dans les temps.

Conclusion, un marathon nature certes mais sans ambiance avec un parcours pas si roulant que ça et un revêtement qui accroche.  Je l’ai trouvé long, c’est fou comme l’ambiance, le parcours et le revêtement peuvent changer la physionomie d’un marathon. Il faut en revanche que mon mental reste concentré et s’y habitue car ce genre de marathons champêtres, je vais m’en fader quelques uns cette année.

Je ne le conseille pas vraiment sauf si vous êtes venus dans le coin pour manger du crabe, des huîtres ou des crevettes. Allez vous promener une heure sur la piste cyclable qui traverse le bois près de chez vous, vous aurez les mêmes sensations et ça suffira amplement!

Reste quand même et toujours la gentillesse des gens des états du sud et des policiers.

Je vous dis à samedi pour un changement de décor radical dans la vallée de la mort. Je sais à l’avance qu’il n’y aura pas d’ambiance mais au moins on en prendra plein les yeux.

David

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