MARATHON BAHAMAS : “Retour aux caraïbes!” pour le 3ème run de David REDOR

F. LETUVEE
Par F. LETUVEE janvier 17, 2016 17:41

MARATHON BAHAMAS : “Retour aux caraïbes!” pour le 3ème run de David REDOR


David REDOR pour son 3ème run du défi 2016 au Marathon de Nassau, aux Bamahas, fait un temps de 5h 47mn 43s.

On retiendra dans ces impressions, la grande gentillesse du peuple bahaméen pour leur accueil et leur chaleur humaine. David explique qu’Ils ont le soleil dehors et dans le cœur et invite, nous français, de nous inspirer un peu plus de ces peuples qui ont toujours su garder leurs valeurs pour pouvoir retrouver les nôtres! On ne vas pas le contrarier sur ce point, la grande sensibilité de David étant sans concession une de ces qualités, l’image qu’il nous décrit de son court séjour dans les Bahamas nous va très bien !

La semaine prochaine, retour aux Etats Unis à Miami pour son 4ème marathon ! En attendant, voici le récit de son 3ème run :

3h30 je me réveille une heure avant la sonnerie, j’ai mal dormi et en trois épisodes en plus. Ça me fera malgré tout une heure de plus pour digérer mon petit déjeuner.

Aujourd’hui je teste une nouvelle tenue se course et nouvelles chaussures : jaune fluo et noir de la tête aux pieds, ça claque! Il est 5h et j’attends le mari d’Hildarene qui a insisté hier soir pour m’emmener au départ. Quelle famille en or et quelle gentillesse, je lui offrirai à mon retour le t-shirt officiel du marathon pour le remercier. Je décide de l’attendre dehors, j’ouvre la porte et là je constate avec stupeur qu’il pleut à verse mais là je ne m’inquiète pas car on est dans les caraïbes et ce n’est probablement qu’un gros grain. Effectivement une minute après tout s’arrête. Ce brave Monsieur arrive, il est pile à l’heure. Je me sens quand même gêné de le déranger à cette heure mais il me répond que c’est normal que je suis leur invité et que cela leur fait plaisir. Je lui dit alors que tous les bahaméens que j’ai rencontrés ont été adorables avec moi et il me répond “oui nous sommes comme ça ici” Magnifique!

Nous arrivons au départ en 10 minutes à peine, il me dépose, je le remercie et lui dit à cet après-midi. Il est 5h30 et je pensais qu’il y aurait plus de monde. Je commence à m’échauffer, je croise un français, on se sert la main rapidement car il a l’air concentré (je comprendrai plus tard pourquoi). 5h45 la pluie refait son apparition encore un gros grain qui s’arrête au bout de 5 minutes. 5h50 l’hymne national des Bahamas est joué et chanté : un beau moment.

course-map

6h00 le départ est donné sous une légère bruine pas gênante et dans une atmosphère lourde et humide. Ça va transpirer sévère! Nous nous élançons dans la rue principale de Nassau, direction Paradise Island. Il va falloir avaler les deux montées des deux ponts et je sais à l’avance qu’elles vont faire pleurer les chaussettes car je les ai montées hier en marchant. J’avais prévu de les marcher mais bon on est au début alors je les cours tranquillement, elles passent plutôt bien d’ailleurs. J’entends des “Go Crazy Dave” qui commencent à fuser et ce sera comme ça tout le long de la course (c’est bon pour le moral).

Kilomètre 4 la pluie revient et cette fois c’est plus sérieux, elle nous suivra jusqu’au 7ème kilomètre pour disparaître définitivement. Bizarrement, je me suis installé dans un faux rythme car je n’arrive pas à tenir mon allure de 10km/h et je ne sais pas pourquoi, d’autant plus que j’ai l’impression que les autres sont dans le même cas car personne ne me double pendant un moment, c’est dire si on n’est pas rapide on tourne à 9,70km/h mais sans jamais atteindre les 10 km/h. Bref je n’insiste pas et continue ainsi, on verra bien plus tard. Il ne pleut plus, il fait gris, lourd mais un petit vent se lève et nous rafraîchit un peu.

Après le 10ème kilomètre où je passe en 1h04mn, nous attaquons le bord de la côte ouest et là ça devient intéressant, les paysages sont superbes d’autant plus que l’on commence à avoir quelques éclaircies au-dessus de nos têtes. Je suis toujours dans mon faux rythme mais bon on avance alors allons y comme ça. Le parcours est bien roulant, la qualité de la route est bonne, il y a quelques longues lignes droite mais c’est obligé pour un parcours de côte.

Au bout du 16ème kilomètre les semis marathoniens nous laissent pour faire demi tour. On n’est plus beaucoup de marathoniens sur la route et l’on se retrouve vite très espacés, seul les relayeurs nous tiennent compagnie mais évidemment par sur le même rythme car eux ne courent que 10 kms.

20ème km, je croise le coureur en tête du marathon et qui je vois, le français que j’ai croisé avant le départ. Je comprends pourquoi il était concentré, il joue la gagne (et il prendra la 2eme place du marathon en 2h56mn)! Je l’applaudit, le deuxième est à un boulevard derrière, le troisième aussi.

Je passe au semi marathon en 2h23mn, il n’y a pas de secret j’ai des minutes en retard mais je sais d’où elles viennent donc pas d’inquiétude je vais gérer. Sauf que quelque chose qui n’était pas prévu se produit : le soleil qui devait rester caché selon la météo fait son apparition et à partir du 25ème, ça va chauffer très fort!

26,5 kms on fait demi tour au bout de l’île, le vent grossit et lui qui était avec nous jusqu’à présent souffle maintenant de face ou de trois quarts avant droite. Ça se corse, il y a quand même quelques bonnes petites côtes que je marcherai. Sur le bord de la route ce sont principalement les jeunes qui mettent l’ambiance, il en manque par endroit et c’est dommage.

Après le 27ème kilomètre seuls 3 coureurs me dépasseront.

A partir du 30ème je relance difficilement car le vent et le soleil font leur travail de sape. Je pense aussi que je suis en train de payer ma visite de Nassau à pied d’hier. Je m’asperge d’eau et bois deux verres à chaque ravitaillement. Si j’avais su ça j’aurais pris un bandana que j’aurais régulièrement mouillé pour me protéger un peu mais bon là il faut faire sans. Je prends quelques photos et vidéos car la côte est sauvage et magnifique, c’était sur cette partie de l’île qu’il fallait venir! Ce bleu turquoise je ne m’en lasserai jamais!

35ème kilomètre, le vent souffle maintenant si fort qu’il arrache une partie de mon dossard, je remets l’épingle de suite avant qu’il s’envole définitivement. Sur la fin du parcours le vent est souvent de face et fini de nous achever. Une dernière ligne droite puis on termine sur le boardwalk, il n’y a pas grand monde sur la ligne d’arrivée que je franchis en 5h47mn43s.

Le temps était limité à 6h mais devant les conditions de courses difficiles, l’organisation décide de pousser jusqu’à 7h. C’est très bien car dans des conditions pareilles tout le monde mérite sa médaille! Je pense qu’il y aura quand même des coureurs hors délais car il y avait du monde derrière moi et ils étaient vraiment loin. J’espère néanmoins qu’ils seront arrivés dans les temps. Je leur souhaite de tout cœur.

Je récupère ma médaille, fais une photo, prends beaucoup d’eau à boire et je file au massage. Je dois insister car ils me disent qu’il remballent mais là j’insiste car j’en ai bien besoin, je n’en ai pas fait la semaine dernière. Un bahaméen fort corpulent dirons nous me fait un message façon caterpillar mais c’est exactement ce qu’il me fallait car j’ai les jambes bien raides. Je peux vous dire que je ne vais rien faire la semaine prochaine. En suivant je vais me chercher une bière mais là aussi il n’y en a plus: ça ne va pas ça! On me donne une boisson maltée que j’ai failli vomir aussi sec! Bref j’irai en boire une sur la plage.

Ce marathon était donc très plaisant, paysages superbes, parcours roulant, bonne ambiance (un peu plus de soutien à certains endroits aurait été grandement apprécié), très bonne organisation et sécurité, je le recommande donc mais avec une bonne préparation car j’ai quand même l’habitude courir sous le soleil depuis trois ans mais quand le vent s’en mêle ce n’est plus pareil, et pour ceux qui habitent dans le froid, venez une semaine avant car une petite période d’acclimatation s’avère nécessaire car ça a vraiment cogné dur!

La tenue et les réglages étaient parfaits, je tiens à remercier ici Claudia de SPORTECH pour la qualité des équipements fournis et Vincent de LOUBSOL car les lunettes sont parfaites (fabrication française je le précise!).

Je remercie ici également le peuple bahaméen pour leur accueil, leur gentillesse et leur chaleur humaine. Ils ont le soleil dehors et dans le cœur. Nous devrions nous français nous inspirer un peu plus de ces peuples qui ont toujours su garder leurs valeurs pour pouvoir retrouver les nôtres!
Bonne semaine à tous.

A dimanche prochain pour un retour aux Etats Unis à Miami.

Crazy Dave

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F. LETUVEE
Par F. LETUVEE janvier 17, 2016 17:41
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1 Commentaire

  1. bernard janvier 18, 16:38

    Respect “crazy Dave”, je serai au RDV toutes les semaines pour suivre tes exploits.
    Et toujours le même conseil “ne te retrouves pas dans les graviers !”

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