David REDOR : Son 2eme Run au Mississippi Blues Marathon & Half Marathon, Relay Jackson, MS USA

F. LETUVEE
Par F. LETUVEE janvier 9, 2016 18:36

David REDOR : Son 2eme Run au Mississippi Blues Marathon & Half Marathon, Relay Jackson, MS USA


mississippiLe dossard 916 en main, David Redor souffle un peu (beaucoup) avant son 2eme run au Mississippi Blues Marathon.

Il y a 4 jours, l’organisation avait envoyé un mail officiel avertissant qu’il était annoncé des éclairs, donc probablement de la foudre, sur le parcours et que dans ce cas, la course serait tout simplement annulée ! Aujourd’hui samedi 9 janvier, la température est remonté à 14 degrés. Malheureusement, la pluie est bien là ce matin ! Ce qui n’a pas rendu ce run particulièrement facile !
Précisons que David était dans le stress depuis l’annonce de la météo par l’organisation et voyait déjà son record s’envoler dès la 2eme course… Mais non, la marathon à bien eu lieu, pour son plus grand plaisir, et le nôtre !

C’est alors avec sa bonne humeur et tout son potentiel que David à pris le départ à 7h du matin pour arracher les 42 kilomètres depuis le jardin du Mississippi Museum of Art. Plus sérieusement, si vous voulez vibrer, laissons David vous en parler lui même de ce 2eme run ! …

David Redor : “Sale journée pour un marathonien!”
Je me réveille à 4h50, une heure avant le réveil, peut être encore le stress de rater le départ et surtout la confiance limitée que j’ai envers les instruments électroniques qui sont censés sonner. J’ai dormi 5h mais je ne suis pas fatigué. Je me lève et vais à la fenêtre : mauvaise nouvelle, il tombe des hallebardes! Je fonce sur internet checker la météo du pc course : la pluie doit s’arrêter à 7h du départ et reprendre vers 10h30.
Je choisis méticuleusement ma tenue de course et les chaussures que je vais utiliser. Il ne fait pas froid donc je ne prendrai qu’un maillot de course et un coupe vent et pluie. Je garderai les mêmes chaussures que pour le premier marathon. Je prends mon petit déjeuner, mon Immunâge comme tous les jours tout regardant toutes les 5 minutes si cela s’arrête de pleuvoir : que neni.

Je m’habille puis quitte la chambre avec à venir le plaisir de me taper 20 minutes de marche sous le déluge pour rejoindre la ligne de départ. Heureux fait du hasard, sur le palier je croise deux couples de marathoniens qui viennent de Georgie pour courir ce marathon. Je leur demande donc si cela les dérange de m’emmener. Ils acceptent fort volontiers. Ils me sauvent un peu la vie car commencer un marathon bien trempé c’est pas tip top.
En chemin nous discutons, ils me demandent ce que fais comme marathons cette année et en leur racontant mon projet ils me lancent ce mot qui revient sans arrêt depuis que je suis arrivé aux usa et qu’on voit le dos de mes tenues de course : AWESOME! (je vous laisse chercher la traduction de ce mot). Nous sympathisons et ils me demandent mon site internet pour me suivre et en parler autour d’eux.

Nous arrivons près de la ligne de départ, nous nous souhaitons bonne course puis nous rejoignons séparément la zone de départ. Il est 6h45 et effectivement comme prévu la pluie commence à cesser de tomber. Un petit échauffement rapide et c’est leur de prendre place au départ.

7h le départ est donné et il ne pleut plus (quelle précision leur météo, météo France devrait en prendre de la graine!). 3kms de plat et c’est parti pour une succession de montées raides et casse pattes suivies de descentes tout aussi pentues. Je ne le sais pas encore mais ce sera ça jusqu’au bout avec en prime des lignes droites interminables. Ce n’est pas facile mais j’ai un bon mental et une bonne gnaque aujourd’hui donc je gère tranquillement ces difficultés en gardant mon allure de 10 km/h.

A partir du 15ème kilomètre je marcherai rapidement toutes les côtes raides, ce n’est pas la peine de fatiguer la machine plus qu’il ne faut. La moyenne redescend un peu et je passe tranquillement au semi en 2h15mn. A partir de là je sais que le job est en grande partie déjà fait et que j’ai le temps de terminer en douceur. Au 23ème km un homme me double en criant “Hey Crazy Dave I saw you last sunday in Herb Parsons”, et oui quelqu’un qui était à Memphis lors de mon premier marathon.

27ème km, j’entends parler français derrière mon dos : 3 coureuses de Cahors qui représentent l’association Hôpital sourire me doublent. On s’arrête un instant pour faire une selfie et quelques photos puis on repart en discutant. Elles me demandent elles aussi mon site pour me suivre et en parler dans notre bon vieux sud-ouest. Elles partent devant, je les rattraperai sur la fin du parcours.
Toujours autant de montées, descentes, lignes droites. Le décor n’est pas mal, on passe dans de belles zone résidentielles mais le parcours est anti roulant. Tous les marathons du monde visent à être le plus roulant possible, celui-ci doit être le seul à chercher le contraire! Bref comme dirait Alain SOUCHON “Faut pas qu’on réfléchisse ni qu”on pense, il faut qu’on avance”. Alors avançons !

30ème km la pluie fait son retour et pas qu’un peu, il tombe des seaux d’eau. Notre destin a tous est maintenant scellé, nous finirons les 12 derniers kilomètres sous le déluge et comme dirait mon cousinou qui ne voit le mal nulle part “c’est ça qu’est rigolo!”. La pluie s’intensifie tellement que je ne vois plus les concurrents qui sont à 50 mètres devant moi! Sur le bord de la route un stand propose une petite bière que je bois avec plaisir d’autant plus qu’elle me donne un petit coup de fouet!

37ème km, l’orage gronde au-dessus de nos têtes, une horrible pensée me vient à l’esprit : et s’ils arrêtaient la course (je l’ai déjà vu faire car ici ils ne plaisante pas avec la sécurité des coureurs). Nous sommes en plein au-dessous d’un énorme orage ça claque dans tous les sens, des trombes d’eau s’abattent sur nous, j’ai les pompes qui pèsent 100kgs (chacune), je veux relancer pour en finir le plus vite possible mais j’ai la remorque accrochée au camion! Je fais de mon mieux et soudainement tout s’arrête pour faire place à un grand soleil et un beau ciel bleu. Il reste 3kms que je parcourrai en relançant légèrement pour finir en 5h 13mn 13s. Avec ce temps je suis qualifié pour le marathon de Pikes Peak que j’ai prévu de courir le 21 août.

A l’arrivée les filles me rejoignent pour une photo puis je me dépêche de rentrer à l’hôtel car ils ont prévu une deuxième vague d’orage pour 13h et effectivement à l’heure où j’écris ces mots, le déluge est de nouveau là.

En résumé ce marathon n’est pas très plaisant à courir car il est trop casse pattes, le parcours m’a bien plus agacé que le pluie c’est vous dire. L’organisation était à la hauteur mais pour moi même la gentillesse des gens et des organisateurs ne sauvera pas l’épreuve.
Une des coureuses françaises courait là son premier marathon, je lui ai dit qu’ après avoir couru un marathon aussi difficile que celui-la dans des conditions comme celles-là, elle n’a plus à avoir peur d’aucun marathon!

david-redor-marathon-usaBref, le boulot est fait comme toujours, sans bobo, les réglages au niveau des pieds ont été parfaits. La semaine prochaine direction les Bahamas, j’espère retrouver le soleil et je pense que cela devrait être moins compliqué.

Pour finir je voudrais adresser des remerciements tout spéciaux à Pierre et Florent, ils sauront pourquoi.

A la semaine prochaine pour de nouvelles aventures !

David

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